Niché dans la commune de Ndiaffate, dans le département de Kaolack, le village de Koutal Malick Ndiaye, créé en janvier 1952, continue de faire face à d’importantes difficultés qui affectent le quotidien de ses habitants.
Située à la jonction de trois communes – Kaolack, Latmingué et Ndiaffate –, la localité reste confrontée à un problème majeur d’accessibilité. Pour s’y rendre depuis Kaolack, l’itinéraire passant par le pont Serigne Bassirou Mbacké, ex-pont Noirot, demeure le plus indiqué en raison de sa proximité avec l’axe routier selon Lamine Ndiaye responsable des jeunes pour le développement de Koutal Malick Ndiaye.
Mais une fois engagé sur la piste menant au village, les difficultés commencent. L’état dégradé de la voie d’accès complique fortement les déplacements des populations, le transport des marchandises et l’évacuation des productions agricoles et des malades . Une situation qui contribue à l’isolement de cette localité et freine ses activités économiques.
L’assainissement figure également parmi les préoccupations majeures des habitants. À ces difficultés s’ajoute la hausse du coût des denrées de première nécessité, qui pèse lourdement sur les ménages déjà confrontés à des conditions de vie difficiles a indiqué M ndiaye.
Face à cette situation, les populations lancent un appel aux pouvoirs publics, aux partenaires au développement et aux bonnes volontés. Elles sollicitent notamment la réhabilitation de la voie d’accès, le renforcement des infrastructures d’assainissement et un accompagnement accru des activités agricoles.
Les habitants demandent également un soutien en vivres pour faire face à la cherté des produits de première nécessité. Pour eux, cette solidarité permettrait de soulager les familles les plus vulnérables en attendant des solutions durables a t-il lancé.
À Koutal Keur Malick Ndiaye, le désenclavement apparaît ainsi comme une urgence. Les populations espèrent une intervention de l’État pour améliorer leur cadre de vie, soutenir leurs activités économiques et mettre fin à ce sentiment d’abandon qui, selon elles, perdure depuis plusieurs années.
Mouhamed Moustapha Camara Correspondant à Kaolack
