Ancienne élève de l’école Joseph Alamaty Diémé, la députée est retournée à Tendouck, dans la commune de Mangagoulack, pour offrir des kits scolaires aux élèves. Une visite empreinte d’émotion, de solidarité et de souvenirs, marquée également par des échanges avec les populations et la découverte des difficultés des infrastructures locales.
Il y avait de l’émotion, de la reconnaissance et une forte charge symbolique ce week-end à Tendouck. Dans ce village de la commune de Mangagoulack, l’honorable députée Maimouna Bousso a effectué un retour aux sources à l’occasion d’une cérémonie de remise de kits scolaires aux élèves de son ancienne école élémentaire, Joseph Alamaty Diémé. Une initiative de solidarité qui a également pris les allures de retrouvailles avec une communauté à laquelle elle reste profondément attachée.
Pour celle qui a fréquenté cet établissement entre 1988 et 1991, alors que son défunt père, Mamadou Bousso, servait comme sous-préfet à Tendouck, cette visite avait une dimension particulière. Plus qu’une simple action sociale, il s’agissait d’un véritable pèlerinage sur les lieux de son enfance et de ses premiers apprentissages.
C’est d’ailleurs dans la cour de cette école que la parlementaire a choisi de remettre les kits scolaires aux élèves. Un geste qui traduit sa volonté de témoigner sa reconnaissance aux populations de Tendouck, mais aussi d’apporter un soutien concret aux familles à chaque rentrée scolaire.
La cérémonie a été précédée de prières formulées par l’imam du village, ancien condisciple de la députée. Prenant la parole au nom du chef de village, Moustapha Assoga Diatta a salué une initiative d’une grande portée sociale. « Tu viens nous soulager d’un lourd fardeau que nous avons à chaque rentrée scolaire », a-t-il déclaré, avant de remercier la parlementaire pour son attachement à sa communauté.
L’accueil populaire a également été marqué par une forte empreinte culturelle. Le diambadong, danse traditionnelle mandingue, et le Kumpo ont rythmé les retrouvailles, dans une ambiance de fête et de reconnaissance. Les femmes du bois sacré, parmi lesquelles figuraient d’anciennes camarades de classe de Maimouna Bousso, ainsi que les membres de l’association Boussololi, ont multiplié les témoignages de gratitude à l’endroit de leur hôte.
Le directeur de l’école Joseph Alamaty Diémé a, pour sa part, exprimé sa reconnaissance à la donatrice, tout en attirant son attention sur les difficultés matérielles et pédagogiques de l’établissement. Il l’a invitée à porter leurs préoccupations auprès des autorités académiques et à plaider leur cause à l’Assemblée nationale. Des doléances également formulées par le censeur du lycée de Tendouck.
Le maire de la commune de Mangagoulack, Séckouna Diatta, ancien directeur général de l’Agence de la reforestation et de la Grande Muraille verte, a magnifié l’initiative de la députée. Il a invité les ressortissants de Tendouck, notamment ceux établis à Dakar et dans la diaspora, à s’inspirer de cet exemple de solidarité envers leur terroir. Il a également suggéré l’institutionnalisation du 31 octobre comme Journée des anciens élèves de l’école Joseph Alamaty Diémé, qu’il a lui-même fréquentée.
Un retour chargé d’émotion
Prenant la parole, Maimouna Bousso n’a pas caché sa joie de retrouver cette terre qui a marqué son enfance. Entre souvenirs et anecdotes, elle a exprimé sa profonde gratitude aux populations pour la qualité de leur accueil, mais aussi pour leur présence et leur soutien lors de la levée du corps de son père à Dakar.
La députée a expliqué que ce déplacement relevait également d’un devoir de mémoire et de reconnaissance envers les différentes localités qui ont jalonné le parcours professionnel de son défunt père. Elle a salué, dans la même veine, l’association Boussololi pour le choix de cette dénomination en hommage à Mamadou Bousso. Elle a enfin pris l’engagement de revenir régulièrement à Tendouck afin de travailler avec les populations à la prise en charge des défis auxquels font face le village et la commune de Mangagoulack.
Moment particulièrement émouvant de la journée : la visite de son ancienne classe de CM2. La parlementaire s’est même offert le plaisir de reprendre place sur le banc qu’elle occupait durant ses années d’école primaire. Une séquence chargée de souvenirs qui a donné toute sa portée à ce retour au bercail.
Au-delà de la cérémonie de remise des kits scolaires, la députée a mis à profit son séjour pour visiter plusieurs infrastructures locales. La maternité, le centre de formation professionnelle, dont l’état de vétusté est préoccupant, ainsi que le lycée de Tendouck ont notamment figuré au programme. Autant de structures dont les difficultés appellent des réponses urgentes.
La dernière étape de sa tournée l’a conduite à la sous-préfecture de Tendouck, ancien lieu de service de son père. Elle y a été reçue par l’actuel sous-préfet, Papa Sène, avec qui elle a eu des échanges empreints de cordialité et d’émotion.
Auparavant, la parlementaire avait partagé un déjeuner à l’Espace Jeunes de Tendouck autour de la gastronomie locale. Elle avait également accordé des audiences aux différentes associations du village et aux militants de PASTEF.
Au terme de cette journée riche en rencontres, en émotions et en engagements, Maimouna Bousso aura réussi bien plus qu’une opération de distribution de fournitures scolaires. Son retour à Tendouck aura été un témoignage de reconnaissance envers une terre qui a contribué à son histoire personnelle, mais aussi une occasion de renouer les liens avec les populations et de prendre la mesure de leurs préoccupations. Une dynamique de proximité dont les prolongements sociaux et politiques restent désormais attendus.
Jean DIATTA, envoyé spécial à Tendouck.
