À deux mois du Gamou annuel de Chérif Omar Aidara, prévu le 28 novembre 2026 à Sokone, les préparatifs s’intensifient. Mais derrière la mobilisation religieuse, le comité d’organisation met en avant un enjeu majeur : les conditions d’accueil et de sécurité des milliers de fidèles attendus. L’état de la voie d’accès au site religieux et le déficit d’éclairage public figurent parmi les principales préoccupations.
Le compte à rebours est lancé à Sokone. À l’approche du Gamou annuel de Chérif Omar Aidara, les différentes composantes du comité d’organisation s’activent pour préparer l’accueil des pèlerins attendus en nombre. Une mobilisation qui ne se limite pas au volet religieux, puisque les questions liées à la mobilité, à l’éclairage et à la sécurité des visiteurs occupent également une place importante.
Pour les organisateurs, l’affluence attendue impose une attention particulière aux infrastructures qui desservent le site religieux. Le tronçon menant à la résidence du guide religieux est notamment présenté comme un point sensible en raison de son état de dégradation.
L’accès au site, une priorité
La forte fréquentation du site durant le Gamou devrait accentuer les difficultés de circulation sur cet axe. Véhicules, motos et piétons devront en effet partager une voie dont l’état préoccupe les responsables de l’organisation.
Face à cette situation, le comité d’organisation plaide pour une intervention des autorités compétentes. Au-delà des mesures ponctuelles pouvant être prises à l’occasion de l’édition 2026, les organisateurs souhaitent une solution durable, notamment à travers le pavage ou le bitumage du tronçon.
L’objectif affiché est de disposer d’un accès plus adapté aux exigences d’un événement religieux qui rassemble des fidèles venus de différentes régions du Sénégal, mais aussi de la sous-région et de l’Europe.
L’éclairage, un enjeu de sécurité
La question de l’éclairage public constitue également une source de préoccupation. Les déplacements des fidèles se poursuivant souvent durant la nuit, les organisateurs estiment nécessaire de renforcer l’éclairage autour des principaux axes et espaces fréquentés.
Pour le comité d’organisation, l’amélioration de l’éclairage participerait à de meilleures conditions de circulation et contribuerait au dispositif général de sécurité durant le Gamou.
Au-delà du Gamou 2026
À travers ces préoccupations, les organisateurs souhaitent inscrire leur démarche dans une perspective qui dépasse le seul rendez-vous religieux de novembre. Leur plaidoyer porte sur l’amélioration durable des infrastructures autour du site de Chérif Omar Aidara.
Mouhamed Moustapha Camara Correspondant à Kaolack.
