Installé officiellement le 17 août 2026 à la tête de la Société Nationale de Recouvrement (SNR), Papa Ibrahima Senghor entend imprimer une nouvelle dynamique à l’institution. Son ambition : faire de la SNR une référence sous-régionale dans le recouvrement et la gestion des actifs en difficulté. Pour y parvenir, le nouveau Directeur général mise sur trois leviers : sécuriser, structurer et accélérer.
La nouvelle direction de la Société Nationale de Recouvrement veut passer à l’action. À peine installé, Papa Ibrahima Senghor a dévoilé une feuille de route articulée autour d’un objectif majeur : renforcer la performance de la SNR et accroître son rôle dans la souveraineté économique du Sénégal.
Pour le nouveau Directeur général, la SNR ne saurait être réduite à une simple structure de recouvrement de créances. Elle constitue, à ses yeux, un instrument stratégique d’assainissement du système financier, de préservation des ressources publiques et de restauration de la confiance économique.
Cinq piliers pour transformer la SNR
La stratégie annoncée repose sur cinq axes : le renforcement du cadre juridique, l’excellence opérationnelle, le développement commercial et le rayonnement sous-régional, la transformation digitale, ainsi que la gouvernance et le capital humain.
Sur le plan juridique, Papa Ibrahima Senghor veut davantage sécuriser les interventions de la SNR et renforcer ses capacités d’action, notamment à travers un meilleur alignement sur les standards de l’espace OHADA.
L’efficacité opérationnelle constitue également un chantier prioritaire. Il s’agit de réduire les délais, simplifier les procédures, améliorer le traitement des dossiers et, surtout, inscrire la performance au cœur du fonctionnement de l’institution.
La nouvelle direction entend par ailleurs élargir le portefeuille de partenariats de la SNR. Banques, entreprises publiques, investisseurs et acteurs privés sont ciblés, au Sénégal comme dans l’espace UEMOA, avec l’ambition de positionner la société comme un acteur incontournable de la gestion des actifs en difficulté.
Le virage numérique assumé
Autre chantier majeur : la transformation digitale. La dématérialisation des procédures, la mise en place d’un système d’information intégré et une exploitation plus poussée des données doivent permettre à la SNR de gagner en efficacité, en transparence et en capacité de pilotage.
Cette transformation devra s’accompagner d’une nouvelle culture managériale. Le nouveau DG place ainsi son management sous le signe de l’écoute, de la responsabilisation, de l’équité et de l’obligation de résultats.
Les «100 premiers jours» comme test grandeur nature
Papa Ibrahima Senghor veut donner un contenu concret à ses engagements. Les cent premiers jours de son mandat seront consacrés à trois urgences : sécuriser les finances, les processus et les responsabilités ; structurer la gouvernance et l’organisation interne ; accélérer enfin les réformes et les partenariats stratégiques.
Un tableau de bord de la Direction générale doit permettre de suivre les décisions, les objectifs et les performances. Les résultats, mais aussi les difficultés rencontrées, seront régulièrement présentés au Conseil de surveillance et à l’autorité de tutelle.
Une SNR au service de la souveraineté économique
Face aux collaborateurs, le nouveau patron de la SNR a insisté sur le rôle déterminant du capital humain. La transformation de l’institution ne pourra, selon lui, réussir sans l’adhésion et l’engagement des équipes.
Papa Ibrahima Senghor affiche à travers cette nouvelle orientation, une ambition claire : faire de la SNR une structure plus forte, plus performante, plus transparente et résolument digitale, capable de jouer pleinement son rôle dans la consolidation de la souveraineté économique du Sénégal.
Le message est désormais posé. Sécuriser pour maîtriser, structurer pour performer et accélérer pour transformer. La nouvelle direction de la SNR entend juger son action à l’aune des résultats.
Abdou Latif NDIAYE
