Le président de Gueum Sa Bopp «Les Jambaars» appelle à ne pas confondre soutien financier et relance économique
L’accord conclu avec le Fonds monétaire international (FMI) ne saurait, à lui seul, être présenté comme une victoire économique. C’est le message fort porté par Bougane Guèye Dany, président du mouvement Gueum Sa Bopp «Les Jambaars».
Dans une note consacrée à l’accord financier avec l’institution de Bretton Woods, l’homme politique invite à davantage de prudence dans l’appréciation de ses retombées pour l’économie sénégalaise.
Pour Bougane Guèye Dany, le FMI peut certes contribuer à la gestion des équilibres financiers et macroéconomiques du pays, mais il ne constitue pas, à lui seul, un moteur de croissance. «Le FMI peut aider à gérer nos finances, mais il ne relancera pas, à lui seul, notre économie», soutient-il.
Ne pas confondre stabilité et relance
Dans son analyse, le président de Gueum Sa Bopp estime que l’accord ouvre néanmoins une fenêtre d’opportunités. Il pourrait notamment contribuer à restaurer les équilibres macroéconomiques et faciliter le retour des financements concessionnels, dans un contexte où le Sénégal cherche à rétablir la confiance des partenaires financiers.
Mais pour Bougane Guèye Dany, cette perspective ne doit pas masquer l’essentiel : la stabilisation des finances publiques n’est pas synonyme de relance économique.
La véritable bataille se situe, selon lui, dans la capacité du Sénégal à remettre son économie sur les rails de la production, de l’investissement, de la création d’emplois et de la compétitivité.
Un plan national de relance réclamé
C’est pourquoi le leader de Gueum Sa Bopp plaide pour la mise en place d’un Plan national de relance économique, conçu comme un cadre global associant les principales forces productives du pays.
Un tel dispositif devrait, à ses yeux, réunir l’État, le secteur privé et les partenaires sociaux, afin de dépasser la seule logique de gestion financière et de s’attaquer aux contraintes structurelles qui freinent l’économie.
Pour Bougane Guèye Dany, l’enjeu est donc de transformer les éventuelles marges de manœuvre offertes par l’accord avec le FMI en investissements productifs, emplois durables et croissance réelle.
Son message est sans ambiguïté : l’accord avec le FMI peut être un outil, mais il ne saurait constituer une politique économique à lui seul. La relance, insiste-t-il, devra avant tout reposer sur une stratégie nationale capable de mobiliser les acteurs économiques et sociaux autour d’un véritable projet de transformation de l’économie sénégalaise.
Abdou Latif NDIAYE
