Abdoul Aziz NDOYE chargé du contrôle de l’exploitation à l’OFOR et même fondateur kIIRAAY prend la parole pour donner sa pensée sur la vie publique du Sénégal . Avec la création de KIIRAAY – Les Patriotes Républicains, la scène politique sénégalaise entre dans une nouvelle phase de recomposition. Le mouvement revendique une ambition de rassemblement, mais prévient d’emblée : il ne s’agira pas d’un simple regroupement d’opportunistes. Il entend poser les bases d’un parti d’avant-garde, fondé sur la rigueur programmatique et la morale publique.
La fondation de KIIRAAY marque ainsi un tournant. Elle confronte directement le mouvement à un choix fondamental : construire un appareil conjoncturel qui agrège des intérêts individuels, ou ériger une formation politique solide, guidée par un projet clair et une élévation de l’action publique.
L’éthique républicaine posée comme boussole contre la dérive transactionnelle :
Pour KIIRAAY l’élargissement de la base militante est une nécessité démocratique, mais à une condition : qu’elle résulte d’une adhésion loyale au projet national. Le parti dit vouloir rompre avec les travers de la transhumance et du clientélisme qui ont longtemps entamé la crédibilité de l’État.
L’adhésion à KIIRAY, précise-t-il , ne doit pas être assimilée à un chèque en blanc pour l’obtention de fonctions publiques ou d’avantages partisans. L’engagement des militants de la première heure, forgé dans l’épreuve et le désintéressement, doit rester le socle moral de la légitimité du mouvement. Si l’arrivée de nouvelles compétences est encouragée, l’attribution des responsabilités devra obéir uniquement à des critères d’intégrité, de compétence technique et de dévouement à l’intérêt général.
KIIRAAY refuse également de se laisser enfermer dans un jeu de miroir avec PASTEF. Définir son identité par négation ou par réaction aux discours de l’adversaire serait, selon le mouvement, une erreur stratégique majeure. Entrer dans une dialectique de justification ou de surenchère polémique reviendrait à concéder à l’autre camp le contrôle de l’agenda politique.
KIIRAAY n’a pas vocation à commenter le passé ni à s’enliser dans des querelles de légitimité rétrospectives. Le parti affirme vouloir laisser ses contradicteurs à l’analyse de leurs propres contradictions et se concentrer sur l’imposition d’un cap programmatique et la prise en charge des aspirations profondes du peuple sénégalais.
À l’épreuve du pouvoir, la rhétorique de contestation doit, selon KIIRAAY, laisser place à l’impératif de résultats. L’histoire politique ne retiendra ni le nombre de rassemblements ni la violence des affrontements partisans, mais l’efficacité tangible de la gouvernance. La crédibilité du mouvement repose sur une transformation structurelle du pays : souveraineté productive à travers l’industrialisation et la modernisation agricole, équité territoriale avec l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’énergie, refondation du capital humain par des systèmes éducatifs et sanitaires performants, et exemplarité institutionnelle avec une gestion rigoureuse des finances publiques.
KIIRAAY insiste enfin sur la nécessité d’un ancrage organique. La pérennité du parti passe par un investissement méthodique dans ses structures de base. Il s’agit de structurer les forces vives : jeunesse, femmes, cadres techniques et acteurs territoriaux, par l’éducation civique et la formation doctrinale. En substituant la culture du travail et du mérite aux logiques de cooptation éphémères, le parti veut préparer l’émergence d’une nouvelle génération de serviteurs de la Nation, guidés par le sens de l’État plutôt que par l’attrait de la fonction.
En conclusion, pour KIIRAAY – Les Patriotes Républicains, le Sénégal n’évaluera pas le mouvement au nombre de ses ralliements, mais à la profondeur de ses réalisations républicaines. « Bâtissons le parti de l’action, de la compétence et de la dignité politique », martèle Abdoul Aziz Ndoye, responsable KIIRAAY Hann Bel Air.
Moustapha NDIAYE
