Linguère – Dans le cadre de la tournée de suivi de la campagne agricole 2026-2027, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Cheikhou Oumar Ba, s’est rendu dans le département de Linguère. Il a notamment visité le site de production de Diéry Birane, exploité par Fatou Sarr, où près de 300 hectares sont consacrés principalement à la culture du niébé. Une visite qui a permis au ministre de réaffirmer la volonté des pouvoirs publics de renforcer la souveraineté alimentaire à travers, notamment, la maîtrise de la production semencière.
Accompagné d’une importante délégation composée notamment de l’adjoint au gouverneur de Louga, Pape Leyti Mar, de l’adjoint au préfet de Linguère et du sous-préfet de Sagatta Djoloff, Cheikhou Oumar Ba a pu constater les résultats obtenus sur le terrain par les producteurs.
À l’issue de la visite du champ de Fatou Sarr, le ministre s’est dit satisfait de la dynamique observée. « Cela nous réconforte dans notre option, qui est celle de Son Excellence le Président de la République Bassirou Diomaye Faye, de faire du Sénégal un pays souverain, un pays capable de développer l’ensemble de ce qui lui permet d’avoir la souveraineté alimentaire », a-t-il déclaré.
Pour le ministre, cette ambition passe nécessairement par la maîtrise des semences. « La souveraineté alimentaire ne peut pas se faire sans la souveraineté semencière », a-t-il martelé.
L’option des coopératives
Cheikhou Oumar Ba a également annoncé une réorganisation de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA), avec l’objectif de rapprocher davantage l’institution des populations et de mieux accompagner les producteurs.
Selon lui, la production de semences doit davantage impliquer le secteur privé et les organisations de producteurs. « Le gouvernement a décidé d’avoir les coopératives afin que nous puissions être autonomes en matière de semences », a-t-il expliqué.
Cette orientation vise à renforcer la capacité du Sénégal à produire localement les semences nécessaires à son agriculture et à réduire sa dépendance extérieure.
Louga, première région productrice de niébé
Le ministre a également salué la performance de Fatou Sarr, qu’il a présentée comme une productrice dynamique dont l’expérience constitue une source de fierté pour sa localité et pour la région de Louga.
Cheikhou Oumar Ba a, dans ce cadre, rappelé la place importante occupée par Louga dans la filière niébé. « Louga est la première région du pays en production de niébé, avec 103 323 hectares », a-t-il indiqué, y voyant le résultat d’une volonté politique d’accompagner cette spéculation.
Fort de ce constat, le ministre a annoncé la volonté de l’État de renforcer la structuration des chaînes de valeur autour de la filière, notamment à travers les coopératives.
La tournée de suivi dans le département de Linguère aura ainsi permis de mettre en lumière les efforts des producteurs, mais aussi les défis liés à la disponibilité des semences et à la structuration des filières agricoles. Pour les autorités, la consolidation de la souveraineté alimentaire passe désormais par une meilleure organisation des producteurs et une capacité accrue du pays à maîtriser ses propres semences.
Bathie Ndiaye (Linguère)
