L’Organisme départemental de coordination des activités de vacances (ODCAV) de Kaolack a organisé une cérémonie de récompense de jeunes lauréats issus d’un concours scolaire. Une initiative saluée par le directeur général de l’Agence nationale de l’état civil (ANEC), Matar Ndao, parrain de l’édition, qui a également appelé à renforcer le lien entre sport, éducation et état civil.

L’ODCAV de Kaolack poursuit sa dynamique d’accompagnement de la jeunesse en associant sport et éducation. À travers un concours destiné aux jeunes, l’organisation a récompensé 18 lauréats, dont 11 filles. Une performance qui, selon le parrain de l’édition, Matar Ndao, traduit une évolution encourageante dans les disciplines scientifiques.
« Je me permets d’abord de féliciter l’ODCAV de Kaolack, à travers son président Insa Diouf, qui a réussi à articuler le sport et l’éducation », a déclaré le directeur général de l’ANEC. Il s’est réjoui d’avoir été choisi comme parrain et a assuré de sa disponibilité à accompagner cette initiative dans les prochaines éditions.
La forte présence des filles parmi les lauréats a également retenu son attention. Sur les 18 jeunes récompensés, 11 sont des filles. Pour Matar Ndao, cette proportion témoigne des progrès réalisés par les filles dans les matières scientifiques et appelle à poursuivre les efforts d’encouragement et d’accompagnement.
Au-delà de la dimension éducative, le directeur général de l’ANEC a profité de la cérémonie pour revenir sur les enjeux liés à l’état civil dans le secteur de l’éducation. « L’état civil est transversal, parce que c’est l’identité juridique », a-t-il rappelé.
Selon lui, plusieurs difficultés rencontrées dans le parcours scolaire sont directement liées à l’absence ou à la mauvaise tenue des documents d’état civil. Il cite notamment les enfants qui n’ont pas été déclarés à la naissance, mais aussi certains cas de modification d’âge pour permettre à des élèves de participer à des examens.
Le phénomène demeure préoccupant. « L’année dernière, on était à 52 000 enfants scolarisés et non déclarés », a indiqué Matar Ndao. Une situation qui, selon lui, montre que l’enregistrement des naissances ne se fait pas toujours dans les délais requis.
Face à cette problématique, l’ANEC entend renforcer la déclaration des naissances dès les premiers jours de vie. L’objectif est de permettre que tout enfant soit déclaré directement au niveau des postes de santé ou des maternités. Des travaux sont engagés dans ce sens avec le ministère de l’Éducation nationale.
Pour les situations nécessitant une régularisation, l’ANEC mise également sur la sensibilisation et l’accompagnement des familles. Matar Ndao rappelle toutefois que certaines procédures relèvent de la compétence du tribunal, qui demeure l’autorité habilitée à statuer sur certains dossiers.
La digitalisation constitue par ailleurs un autre axe important de la stratégie de modernisation de l’état civil. Elle doit permettre de faciliter l’enregistrement des actes, mais également leur délivrance et leur sécurisation. L’objectif est notamment de disposer de documents d’état civil mieux sécurisés et facilement vérifiables quant à leur authenticité.
« Cette année, nous avons eu beaucoup de réunions interministérielles sur la question et des mesures ont été prises pour que cela soit réglé », a souligné le directeur général de l’ANEC.
Pour toucher davantage les jeunes et les populations, Matar Ndao envisage enfin de formaliser un partenariat avec l’ODCAV de Kaolack. Une convention pourrait ainsi être mise en place autour d’actions de sensibilisation et de formation sur l’importance de l’état civil.
Mouhamed Moustapha Camara Correspondant à Kaolack
