En marge de la 81e Assemblée générale des Nations unies, le président Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé, ce jeudi 24 septembre à New York, le soutien du Sénégal à la candidature de son prédécesseur Macky Sall au poste de secrétaire général de l’ONU. Face à RFI et France 24, le chef de l’État a défendu les chances de l’ancien président sénégalais et plaidé pour une meilleure représentation de l’Afrique dans les instances dirigeantes de l’organisation.
Bassirou Diomaye Faye ne cache plus son soutien à la candidature de Macky Sall à la succession d’Antonio Guterres. Interrogé par RFI et France 24 sur les chances de son prédécesseur d’accéder au poste de secrétaire général des Nations unies, le président sénégalais a récusé les analyses qui donnent cette candidature en difficulté.
Pour lui, « les jeux restent ouverts ». Le chef de l’État a expliqué que le processus dépend notamment des discussions au sein du Conseil de sécurité et de la position des cinq membres permanents. Il a également indiqué que le Sénégal poursuit ses consultations avec les pays appelés à participer à la décision.
«Qui de mieux que Macky Sall ?»
Bassirou Diomaye Faye a surtout assumé la dimension africaine de ce soutien. Il estime que le continent demeure insuffisamment représenté au sein des grandes instances internationales et qu’un candidat africain peut porter cette revendication.
« Qui de mieux pour défendre une meilleure place de l’Afrique que le président Macky Sall ? », a-t-il déclaré, avant de rappeler le parcours de son prédécesseur et son expérience des questions économiques et financières internationales.
Le président sénégalais a également évoqué la réforme de l’architecture financière internationale. Selon lui, Macky Sall est particulièrement bien placé pour porter cette question, ayant lui-même été confronté, durant sa présidence, aux contraintes liées à l’endettement et aux difficultés de financement auxquelles sont confrontés de nombreux pays du Sud.
Le Sénégal maintient le cap sur la candidature de Macky Sall
Cette prise de position confirme ainsi l’engagement de Dakar en faveur de la candidature de l’ancien chef de l’État. Bassirou Diomaye Faye considère qu’il appartient aux Sénégalais de soutenir un compatriote dans cette compétition internationale et estime que les chances de Macky Sall demeurent réelles.
Au-delà de la succession d’Antonio Guterres, le président sénégalais a replacé cette candidature dans le débat plus large sur la place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale.
Le FMI et l’appel au «comportement patriotique»
Au cours du même entretien, Bassirou Diomaye Faye est également revenu sur le nouvel accord conclu avec le Fonds monétaire international (FMI), d’un montant d’environ 2,2 milliards de dollars sur trois ans.
Alors que cet accord fait l’objet de divergences politiques, notamment avec son ancien Premier ministre Ousmane Sonko, le chef de l’État en a défendu le principe et appelé les opposants au programme à adopter un « comportement patriotique », notamment à l’occasion du prochain examen de la loi de finances rectificative.
À New York, le président de la République a ainsi abordé deux dossiers majeurs pour le Sénégal : la candidature de Macky Sall à la tête des Nations unies et les orientations économiques du pays dans le cadre du nouvel accord avec le FMI.
Abdou Latif NDIAYE
