La Conférence internationale de la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a pris fin ce vendredi 25 septembre 2026 à Dakar, après cinq jours d’échanges consacrés aux grands enjeux de la justice communautaire et de l’intégration régionale.
Ouverte le 21 septembre, la rencontre avait pour thème : « La Cour de justice de la CEDEAO à la croisée des chemins : justice, innovation, protection des droits de l’homme et avenir de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest ». Elle a réuni des responsables judiciaires, des représentants des institutions communautaires, des universitaires, des avocats, des chercheurs ainsi que plusieurs acteurs de la société civile.
Au cœur des discussions figuraient notamment l’évolution de la jurisprudence en matière de droits humains, l’exécution des décisions de la Cour, la transformation numérique de la justice, l’intelligence artificielle et la protection des données. Les participants ont également échangé sur l’arbitrage, les modes alternatifs de règlement des différends, la justice environnementale, la protection des réfugiés et des personnes déplacées ainsi que sur la perspective de création d’une chambre d’appel.
La cérémonie de clôture a été marquée par la présence du Premier président de la Cour suprême du Sénégal, Mahamadou Mansour Mbaye. Dans sa déclaration, il a salué la tenue de cette rencontre à Dakar et l’importance des réflexions engagées autour de l’avenir de la justice communautaire. Il a notamment insisté sur la nécessité de renforcer la coopération entre les juridictions nationales et les institutions judiciaires régionales, dans l’intérêt de la consolidation de l’État de droit et de la protection des droits fondamentaux.
Cette conférence intervient dans un contexte de profondes mutations de l’espace ouest-africain. Le président de la Cour de justice de la CEDEAO, Ricardo Cláudio Monteiro Gonçalves, avait rappelé à l’ouverture que la juridiction constitue un « pilier fondamental » du projet d’intégration régionale. Il avait également souligné la nécessité pour la Cour de s’adapter aux évolutions technologiques, aux nouveaux défis en matière de droits humains et aux attentes croissantes des citoyens.
Au terme des travaux, les participants ont dégagé plusieurs pistes destinées à renforcer l’efficacité, l’accessibilité et la crédibilité de la justice communautaire, avec l’ambition de contribuer à une intégration ouest-africaine davantage fondée sur le droit, la protection des citoyens et la coopération entre les États.
Youssouf NDiONGUE
