L’atelier de partage et de consolidation des avant-projets de décrets d’application de la loi n° 2026-11 du 21 mai 2026 portant Code du Sport, a été clôturé hier dans les salons du Stade Léopold Sédar Senghor sur une note d’espoir.
Ouvert ce mardi, cet atelier de deux jours a constitué une étape importante dans la mise en œuvre du Code du Sport et dans la modernisation du cadre juridique du sport sénégalais. Durant ces deux jours donc, responsables du Ministère, experts, personnes ressources, ainsi que représentants des fédérations et groupements sportifs et du mouvement associatif, ont planché sur divers sujets contenus dans le Code du Sport.
Les travaux ont ainsi porté sur les projets de décrets relatifs au statut des associations sportives, la pratique sportive, la délégation de pouvoirs aux fédérations sportives, aux règles d’organisation et de fonctionnement du Fonds National de Développement du Sport (FNDS) et le statut du Sportif de haut Niveau entre autres points essentiels du Code du Sport.
Pour Mme Djirèye Clotilde COLY, Ministre de la Jeunesse et des Sports, le nouveau Code du Sport modernise en profondeur le cadre juridique du secteur et l’adapte aux mutations du sport moderne, en cohérence avec les orientations de Sénégal 2050. Elle a également rappelé que cette réforme, fruit d’une démarche collective, doit se poursuivre à travers une concertation élargie pour garantir une application efficace des nouveaux textes.
Selon la ministre des sports, le sport sénégalais a franchi un cap historique le 11 mai 2026, dans son processus de modernisation à travers l’adoption par l’Assemblée nationale du nouveau Code du Sport. Dans le même sillage, elle a ajouté que le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye a procédé à la promulgation de la loi n° 2026-11 du 21 mai 2026 portant Code du Sport.
« Ce code est élaboré pour répondre à la nécessité impérieuse de doter notre pays d’un cadre normatif adapté à la hauteur des mutations profondes que connaît le sport moderne. La loi n° 84-59 du 23 mai 1984 portant Charte du sport a indéniablement structuré le paysage sportif sénégalais pendant plus de quarante ans. Mais elle a fait son temps. Elle ne répondait plus aux défis contemporains ni aux aspirations légitimes des acteurs de l’écosystème sportif », a-t-elle dit.
Dès lors, Mme Djirèye Clotilde Coly, souligne que l’ambition du nouveau Code du Sport est de moderniser en profondeur le cadre juridique du secteur, pour l’adapter aux réalités politiques, économiques et sociales de notre époque, conformément au nouveau référentiel des politiques publiques, Sénégal 2050.
« Le code du sport, ainsi adopté, jette les bases d’un sport accessible et performant qui contribue à la transformation structurelle du Sénégal ». Ce code, adopté, promulgué et publié, apporte des innovations majeures parmi lesquelles elle cité l’adaptation du statut de l’association sportive aux exigences du sport moderne, la création d’un environnement juridique favorable à l’intervention des entreprises dans les activités physiques et sportives, l’introduction de dispositions particulières pour la lutte contre le dopage, l’amélioration des mécanismes de financement du sport, la définition de sanctions pénales contre les dérives commises à l’occasion de manifestations sportives, la mise en place de mécanismes alternatifs de règlement des litiges dans le sport, la création de la Commission nationale du Sport de haut Niveau.
Autant de domaines qui, de l’avis de la ministre, font de l’adoption du nouveau Code du Sport une réforme prioritaire de l’Agenda national de transformation (ANT) Sénégal 2050 qui valorise le sport comme vecteur d’intégration sociale, de santé publique et de rayonnement international par la construction d’infrastructures, le développement des talents, le renforcement des filières sportives locales et des capacités dans les compétitions de haut niveau.
« Cette réforme intervient dans le contexte des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, premier évènement olympique qui se déroulera en terre africaine sous le slogan : « l’Afrique accueille, Dakar célèbre ». Cet évènement mondial qui verra la participation de 2700 athlètes va, à coup sûr, contribuer au rayonnement du Sénégal aux plans sportif, social, culturel, éducatif et économique. Ce contexte marqué, renforce l’intérêt des parties prenantes pour l’actualisation du cadre juridique du sport sénégalais », a dit Mme Coly qui précise au passage que ce code n’est pas l’œuvre exclusive des cadres du Ministère de la Jeunesse et des Sports, mais le fruit du travail collectif de tous les acteurs du mouvement associatif.
Auparavant, le représentant du mouvement sportif, Mamadou Bâ, a salué cette étape et insisté notamment sur la nécessité de mieux reconnaître le bénévolat, de renforcer la protection des dirigeants et éducateurs et de sécuriser leur statut et leurs responsabilités.
Cheikh Fantamady Keita
