Après la finale de la CAN Sénégal-Maroc: Abdoulaye Sow démonte les arguments du Maroc

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Sénégal-Maroc 1-0 BIS

Le feuilleton de la finale de la CAN 2025 n’est pas encore terminé au niveau de nos « frères » marocains. C’est vrai que le revers piquant qu’ils ont enregistré face au Prince, devant leur public, a du mal à passer. Car ils avaient tout prévu sauf ce scénario catastrophe qui a glacé au plus profond d’eux-mêmes, tout un royaume. Alors il faut continuer à chercher la petite bête pourse donner bonne conscience. A coup sûr la couleuvre aura de la peine à passer.
Et c’est le secrétaire général de la fédération sénégalaise de football, Abdoulaye Sow, qui est intervenu sur le plateau de l’émission Galaxie Sports de la RTS pour révéler un tas de mic-mac mis en bonne place par la partie marocaine. Et, c’est pour dire que dans tous ses rapports, le Maroc voulait une défaite du Sénégal sur tapis vert. En revenant sur les coulisses du face-à-face avec la Commission de discipline de la CAF sur les sanctions de la finale de la CAN 2025, Abdoulaye Sow a martelé que « personne ne peut remettre en question le trophée ou le match. Il faut d’abord préciser que c’est la CAF qui s’est saisie du dossier et a fait une requête contre le Sénégal à travers son entraîneur, les joueurs Iliman, pour un geste contre l’arbitre, et Ismaïla Sarr, qui aurait manqué de respect à l’arbitre, mais aussi contre nos supporters », souligne Abdoulaye Sow.
Alors, malgré les sanctions prises par la commission juridique de la CAF à l’encontre des deux finalistes, la partie marocaine n’a pas voulu abdiquer en décidant de déposer un recours. Objectif : se baser sur les articles 82 et 84 de la CAN pour dessaisir le Sénégal du trophée continental et le lui remettre. « Le Maroc a voulu se baser sur les articles 82 et 84 du règlement de la Coupe d’Afrique des Nations, pour réclamer une victoire sur tapis vert, peu importe que le Sénégal soit revenu sur le terrain. Ils ont posé leurs arguments et ont amené quatre avocats », a-t-il souligné. Alors la fédération sénégalaise a activé ses leviers avec le célèbre avocat Me Seydou Diagne.
«Après s’être concertés, on a décidé d’y aller avec un seul avocat, qui est Me Seydou Diagne. La commission de discipline de la CAF nous a montré des vidéos, en présence de Pape Thiaw, Iliman Ndiaye et Ismaila Sarr. On n’a pas nié les faits. On a reconnu notre faute, notre erreur, mais nous, Pape Thiaw surtout, leur avons expliqué les circonstances, nous leur avons expliqué le pourquoi nous en sommes arrivés là », relate Abdoulaye Sow, qui n’a pas manqué de souligner d’autres aspects.
«Après notre intervention, le président du jury a même salué la courtoisie de Pape Thiaw. Il lui a dit : « je ne vous connais pas mais, pour ce que j’ai vu, vous êtes quelqu’un de discipliné et respectueux, je vous en félicite ». C’était un autre aspect à prendre en compte. Moi, c’est la sanction d’Ismaila qui m’a surpris.
Il n’a rien fait. Pour avoir contesté auprès de l’arbitre, on l’a sanctionné d’un carton jaune. Alors ça devait
s’arrêter là. Concernant Iliman, l’arbitre n’a pas vu son geste mais le jury a quand même le droit de sanctionner à travers les vidéos », a dit Abdoulaye Sow.
Mais selon lui, le Maroc ne voulait pas se contenter d’une simple sanction sur le terrain car dans tous ses
rapports, cette équipe a insisté pour une défaite du Sénégal sur tapis vert. « Notre avocat a défendu notre position en expliquant le code disciplinaire de l’article 146, qui dit que l’équipe qui ne commence pas une rencontre perd sur tapis vers, tout comme celle qui commence mais qui ne termine pas. Or, le Sénégal a commencé et a terminé. Donc, on ne pouvait pas parler d’une défaite sur tapis vert. Ainsi, la Commission de discipline a rejeté la requête du Maroc. C’était une autre victoire pour nous, parce que tout ce que souhaitait le Maroc, c’était une défaite du Sénégal sur tapis vert. Mais les marocains ont oublié les vidéos qu’on a présentés et qui montrent notre gardien Yehvann Diouf harcelé par les ramasseurs de balles pour une serviette, nos supporters agressés par la sécurité », a ajouté le secrétaire
général de la fédération.
Le Sénégal aurait pu faire appel de la décision de la commission juridique sur la sanction sévère qui l’a
frappé, mais a préféré ne pas en arriver là. « Le Sénégal pense maintenant à d’autres enjeux qui se
profilent à l’horizon car personne ne peut remettre en question le trophée ou le match », a-t-il tranché.
Une décision vécue comme une « seconde victoire » par le Sénégal.

Cheikh Fantamady Keita

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