CAN MAROC 2025: Des leçons à tirer pour l’organisation

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Motsepe-Infantino-Lekjaa

Cette 35e CAN que le Maroc voulait meilleure que la 34e en Côte d’Ivoire, a été exceptionnelle sur un
seul point. Les infrastructures footballistiques locales ont été de niveau international. La qualité,
l’efficacité et le coût des services ferroviaires sont au moins aussi bons, voire meilleurs, que ceux des
meilleurs au monde. L’hospitalité marocaine, avant, pendant et après le tournoi, a été remarquable. La
tache noire aura été la tenue des matches. S’ils se sont bien déroulés durant les phases de Groupes
avec presque zéro incident, les couacs ont fait leur apparition pendant les phases à élimination directe
avec principalement le match de 8e de finale Maroc-Tanzanie qui sera le point de départ de la mauvaise

qualité de l’arbitrage.

Selon le journaliste nigérian Kunle Ayovi, dans les compétitions internationales qu’il abrite, le Maroc doit
impérativement renforcer la sécurité dans les stades afin de contenir la colère des supporters et d’éviter
que les tensions ne dégénèrent en émeutes lorsque les décisions sont défavorables à l’équipe locale. Il
est inacceptable de voir des officiels et des joueurs marocains (dont Hakimi) jeter délibérément la
serviette du gardien sénégalais (servant à essuyer ses gants pendant le match).
Le même comportement a été observé contre le Nigeria, avec notamment une insulte raciste proférée
par un supporter marocain qui a jeté une banane sur le gardien nigérian Nwabali. Ces agissements
étaient puérils, inutiles et extrêmement provocateurs. Ils ont terni l’image de l’hospitalité exceptionnelle et
bienveillante dont les Marocains font toujours preuve envers les étrangers.
A son avis, la CAF doit renforcer la formation des arbitres et de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) afin
de minimiser les décisions controversées dans les moments cruciaux et de réduire les risques de litiges
et de retards prolongés. Lors de plusieurs matchs du tournoi, le niveau d’arbitrage était bien en deçà des
normes internationales acceptables. Ces erreurs d’arbitrage ont nui à la crédibilité de la compétition. Des
décisions ont été prises à tort, et d’autres, pourtant justifiées, n’ont pas été prises.
Par conséquent, les médias et les supporters étaient fondés à soupçonner une collusion entre les
arbitres, favorisant une équipe au détriment de l’autre. Que ce soit vrai ou non n’est pas la question.
Parfois, la perception est la réalité ! Si le Maroc veut réussir la coupe du monde qu’il va coorganiser avec
l’Espagne et le Portugal en 2030, il lui faudra bien veiller sur ce volet arbitrage. En tant que pays hôte de
la CAN, et en vue de la Coupe du Monde 2030, le Maroc devra considérer cette compétition comme un
test majeur et investir dans des stratégies renforcées de gestion des foules, notamment en renforçant la
présence des forces antiémeutes, afin de protéger les joueurs, les officiels et les supporters lors des
matches tendus.

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