Arbitrage lors de certains matches: Quand les hommes en noir sont décriés !

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CAN ARBITRAGE

L’arbitrage à la CAN Maroc 2025 continue d’être décrié par certains pays participant à cette compétition.
Et ironie du sort, le Maroc, pays organisateur, est le seul à être pointé du doigt. Raison : favoritisme
disent certains, arbitrage-maison rengainent d’autres. Et cette litanie commence à faire désordre à laCAF chargée de désigner les arbitres. Matches ciblés pour leur délicatesse ? Pays choisis parce que… ?
Ou encore arbitres retenus pour leur… ? Autant d’interrogations que se posent des officiels, des équipes, des entraineurs, des joueurs, des supporters.
Tout a commencé avec Maroc-Tanzanie en huitièmes de finales au cours duquel match, un pénalty
flagrant n’a pas été sifflé par l’arbitre malien ni signalé par les préposés à la VAR. Malgré le tollé qu’a
soulevé cette incongruité, les choses ont continuées comme si de rien n’était. Et pendant ce temps, des
équipes continuent à subir les affres des arbitres. Et le plus cocasse dans ces histoires d’arbitrage, c’est
que la CAF, par sa commission d’arbitrage chargée de désigner les arbitres, laisse la situation en l’état.

Des décisions litigieuses qui émaillent des matches à l’image de Mali-Tunisie ((1-1, 3-2 TAB) ou Algérie-
RD Congo (1-0), Maroc-Cameroun (2-0) ; autant d’impairs qui alimentent cette compétition qui était

pourtant parti pour être la mieux réussie de l’histoire de la CAN. Mais que non ! Si les matches ont été de
belle facture, pleins d’intensité, le suspens avec, par contre certains se sont terminés par des critiques
acerbes sur l’arbitrage.
Autre exemple, le fait de désigner un arbitre égyptien pour officier Maroc-Cameroun et un arbitre
marocain pour diriger Egypte-Côte d’Ivoire, moins de 24 heures plus tard. En effet, dans les compétitions
internationales majeures, il est rare de voir des arbitres issus des pays directement concernés par les
tours suivants. Ces désignations posent ainsi la question de la neutralité et de l’équité sportive dans un
tournoi de ce niveau. La preuve, l’arbitre algérien Mustapha Ghorbal a été désigné sur trois (3) matches
différents en 24h, illustration du micmac arbitral qui terni l’image de ce corps à la CAN 2025. En fait, c’est
le choix-même des officiels qui fait polémique.
Car initialement désignés pour Cameroun-Maroc, de vendredi dernier, le sifflet égyptien Amin Omar et le
VAR Mustapha Ghorbal ont été remplacés par le mauritanien Dahane Beida et le ghanéen Daniel
Laryéa, sur réclamation… de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) au regard du passé du
royaume avec les officiels égyptiens, et de la rivalité avec l’Algérie.

Bryan Mbeumo : «On savait à quoi s’attendre»

Maroc-Cameroun aurait pu être concrétisé par un penalty pour les « Lions Indomptables », mais l’arbitre
mauritanien Dahane Beida n’a pas bronché ni consulté la VAR lorsque Bryan Mbeumo s’est écroulé
dans la surface à la 67e minute après un contact avec le pied du défenseur central marocain Adam
Masina. Après la rencontre, l’attaquant de Manchester United a déploré cette décision, tout en soulignant
qu’il ne s’attendait pas à bénéficier d’un traitement de faveur face au pays-hôte.
« Pendant le match déjà, j’ai senti qu’il m’avait touché. Après le match, on m’a remontré les images et
c’est très flagrant. Je ne sais pas quoi dire de plus. (…) Après, c’est un fait de jeu, mais on savait aussi à
quoi s’attendre », a glissé Mbeumo au micro de beIN Sports. D’où cette remarque de l’universitaire
camerounais sur le plateau de l’émission « Libre Expression », Mathias Owona Nguini, après
l’élimination du Cameroun : « Chaque fois que le Maroc joue, c’est le même arbitre qui est à la VAR ».
Une façon de déplorer un arbitrage très en faveur du Maroc.
« Et c’est cela qui va gâter cette CAN qui, pourtant, sur d’autres plans, est exceptionnelle. Quand vous
regardez la qualité des infrastructures, vraiment, ce que les Marocains ont fait est exceptionnel en
termes de qualité. Mais cette pression sur l’arbitrage na pas sa place dans cette CAN », a indiqué le
professeur Owona Nguini.
Choix contesté sur certains arbitres

L’Algérien Mustapha Ghorbal symbolise à lui seul ce micmac observé dans le corps arbitral de cette CAN
2025. Car le gars était pressenti à la première heure pour être le central de Mali-Sénégal. Ensuite, il
devait donc avoir en charge la VAR de Cameroun-Maroc. Puis il a été appointé au finish pour le dernier
quart de finale Egypte-Côte d’Ivoire. Un sacré marathon de 24h évité de justesse par le concerné, n’eût
été les interventions de la FRMF et les protestations des fan pages marocaines.
Ces attaques contre le corps arbitral et l’influence marocaine sur les choix a fait sortir de ses gongs
l’entraineur Walid Regragui qui s’insurge contre certains qui parlent d’arbitrage maison pour le Maroc.
C’était à l’issue du match de quarts de finales Maroc-Cameroun remporté par les marocains (2-0) et pour
lequel la prestation de l’arbitre mauritanien Dahane Beida a été au cœur d’une vive controverse.
Sur le plateau de L’Équipe du Soir, le journaliste Grégory Schneider n’a pas mâché ses mots à l’issue de
la qualification du Maroc contre le Cameroun à l’occasion des quarts de finale de la CAN 2025,
dénonçant ce qu’il estime être un arbitrage favorable au pays hôte. Visiblement choqué par plusieurs
décisions arbitrales, Schneider a livré une charge frontale, estimant que la situation dépassait le simple
fait de jeu. « Ce qui serait bien, c’est qu’on gagne un peu de temps et qu’on leur donne leur coupe
directement. Il faut arrêter de prendre les spectateurs pour des billes et d’insulter le football et les
joueurs, qui sont les premières victimes », a-t-il lancé.
La réponse sèche de Regragui face aux attaques
Le journaliste a ensuite détaillé plusieurs situations litigieuses selon lui, évoquant notamment un coude
de Nayef Aguerd sur Christian Kofane non sanctionné dans la surface marocaine, des coups francs
camerounais empêchés d’être joués rapidement et surtout l’action polémique impliquant Bryan Mbeumo.
« Ce que j’ai vu est invraisemblable. L’arbitre sait qu’il s’est passé quelque chose, mais il est en service
commandé. On leur donne la coupe et on ne cautionne plus cette parodie », a-t-il encore asséné.
La réponse ferme de Walid Regragui qui a fait face aux accusations d’« arbitrage maison », en
conférence de presse : « On a des avantages ? Moi, j’ai surtout vu des penalties qui auraient pu être
sifflés pour nous. Je ne parle jamais de l’arbitrage. En Côte d’Ivoire (en 2024, ndlr), on nous a oublié un
penalty contre l’Afrique du Sud et j’ai même été suspendu sans raison », a-t-il rappelé. Le sélectionneur
marocain assume le statut du Maroc, mais réfute toute idée de favoritisme.
« Les gens veulent dire que le Maroc gagne avec des avantages. Ce n’est pas vrai. On gagne sur le
terrain, les statistiques le montrent. Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage. Le Maroc est
l’équipe à battre. Le seul avantage qu’on a, c’est de jouer devant 67 000 personnes. Le reste se passe
sur le terrain !», a-t-il tonné.

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