Acte 4 de la décentralisation:   La réforme attendue de tous.

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 L ‘acte 3 de la décentralisation fait toujours débat et continue son idylle malgré les critiques, les incertitudes et les insuffisances de tout ordre.

Ces critiques n’ont de sens que si en lieu et place des solutions innovantes et alternatives pour sa mutation vers l’acte 4 de la décentralisation sont mises en œuvre pour la résolution de ses insuffisances et de son inadéquation face à la marche nouvelle des collectivités territoriales vers une administration de rupture

.Dans une contribution récente j’ai émis le vœu de voir une diminution drastique du nombre des communes issues de l’acte 3 qui passe de 557 communes à 200 communes de plein exercice sur l’étendue du territoire national rendant plus efficace leur administration par la réduction des instances de décisions et le renforcement des moyens du département, ses prérogatives et le dispositif organisationnel 

 Le département continuera d’assurer sa fonction politique en plus d’être doté d’un territoire physique pour jouer pleinement son rôle de levier de développement économique et social des collectivités territoriales. 

Avec l’acte 3 le département a toujours agi sur un territoire virtuel mais cette fois avec l’acte 4 le département aura un territoire physique et pourra jouer pleinement son rôle de mise en œuvre stratégique et d’élaboration des plans de développement économique et social en rapport avec les maires des communes. 

La pertinence de la territorialisation des politiques publiques sera plus accrue et présente par son impact à la base, plus visible et les cibles clairement identifiées.   Avec l’acte 4 La fonction publique locale aura un sens réel. Tous les services de l’état seront déconcentrés. 

 La gestion des carrières des agents des services municipaux sera plus facile à l’échelle du département. 

Les projets et programmes de l’état seront décentralisés et gérés au niveau du département. 

 A l’image des sphères ministérielles chaque département bénéficiera d’un building administratif en vue d’amoindrir les souffrances des usagers de l’administration qui pour un simple papier doit se rendre à Dakar pour se tirer d’affaires. 

La décentralisation a un coût mais faudrait-il que les différents acteurs jouent leur rôle.

Le défunt régime nous avait habitué à gérer nos communes par des programmes à coup de milliards pour recaser des militants et responsables politiques en vue de préparer les échéances électorales prochaines.

Les programmes conçus pour le développement des territoires doivent être logés au niveau des départements au lieu d’en faire des structures isolées. 

Je peux citer le PUDC, PUMA, PROMOVILLES, PACASEN…Etc. peuvent être plus efficaces et utiles que lorsqu’ils font l’œuvre d’une gestion de proximité concertée.

La fusion de tous ces programmes est d’ailleurs recommandée pour en faire un vaste programme de modernisation des communes.

La gestion foncière considérée comme le parent pauvre de l’acte 3 a énormément souffert des spéculations de tout genre. Ces dérives furent occasionnées par l’étendue de la commune composée dans la majorité des cas par plus d’une cinquantaine de villages. 

Certains villages ont vu le foncier bradé par les élites municipales empêchant nos parents paysans de s’adonner aux cultures de saison. 

C’est ce qui explique en partie cette ruée de marchands ambulants dans les grands centres urbains. 

 La diminution du nombre de communes sera profitable pour empêcher certaines transactions illégales et permettre à la commune de réfléchir sur de véritables programmes d’habitat et encourager le retour des enfants des terroirs. 

Le développement d’un pays doit partir de la base au sommet à la limite que les populations des territoires se sentent comme des citoyens à part entière.  

 Ce qui s’est passé durant les deux mandats du régime précédent est concevable si on part du ratio des réalisations à Dakar et dans les grandes  villes on se retrouve avec du 70% et 30%.

 Il est donc temps de renverser la tendance pour un développement durable et harmonisé. 

Plus les terroirs se sentent développés mieux les populations sont plus nanties et plus saines.

Abdou Karim Sakho

 Expert Urbaniste 

 MBA en Management Stratégique

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