Monsieur Guy Marius Sagna, votre visite sur le pont Émile BADIANE, en plus de ses relents politiciens, intervient bien tardivement. Elle appelle de notre part la question centrale suivante : qu’est-ce que ton mentor monsieur Ousmane Sonko, tout puissant Premier Ministre du Sénégal, en charge de la conduite de la politique de l’État a fait pour cette équation vitale pour les populations de Ziguinchor et au-delà, de la Casamance et de la sous-région, durant les deux années où il trônait sur tout, faisait la pluie et le beau temps dans le pays ?
Pourquoi es-tu resté aphone lors que tous les citoyens acteurs de la société civile, des leaders d’opinion et des voix de Ziguinchor soucieux du bien-être des populations alertaient sur ce danger permanent ?
Es-tu subitement devenu conscient que ton silence était assimilable à de la non-assistance à des populations en danger ?
Le problème de Ziguinchor ne se résume pas au pont Émile Badiane. Tout est sur priorité dans cette ville : Une voirie totalement dégradée, absence totale d’entretien de l’éclairage public pour le peu hérité de l’ancien régime.
Où était votre leader, tout puissant maire de Ziguinchor, qu’a-t-il fait pour résoudre toutes ces difficultés auxquelles sont confrontées les populations ?
N’accusons personne d’autre que l’actuel président de l’Assemblée nationale. Ou c’est maintenant que l’on se rappelle que c’est Bassirou Diomaye Faye le Président de la République.
Notre département fait face à un déficit criant d’infrastructures, avec des routes dégradées, à un manque d’éclairage public, à l’insécurité, aux difficultés d’assainissement et aux inondations. Notre jeunesse manque de perspectives, nos femmes ont besoin d’un accompagnement réel pour l’accès aux financements pour développer leurs activités génératrices de revenus et des milliers de jeunes sont contraints de se tourner vers les motos Jakarta faute d’alternatives.
Il y avait là aussi matière pour vous en tant que représentant d’un département malade face au gouvernement de l’ex PM.
À cela s’ajoutent la situation préoccupante de la Grande Mosquée de Ziguinchor. Vous êtes excusé sur ce point non pas pour votre non appartenance à la religion, mais pour votre ignorance.
Face à ce cumul de difficultés, une question légitime mérite d’être posée à notre député : où étiez-vous lorsque les populations et les acteurs locaux tiraient la sonnette d’alarme ?
Un député n’est pas seulement attendu lorsqu’une caméra est allumée. Il doit être présent sur le terrain, écouter, interpeller le Gouvernement, porter les préoccupations de ses mandants à l’Assemblée nationale et surtout rendre compte régulièrement de son action.
La question n’est donc pas de savoir qui visite aujourd’hui le pont Émile Badiane ou l’Eno de Ziguinchor. La vraie question est : quelles actions concrètes avez-vous menées hier et quelles solutions proposez-vous demain pour Ziguinchor ?
Ziguinchor ne demande ni mise en scène ni récupération politique. Ziguinchor demande du travail, de la présence, des résultats et du respect pour les populations.
Monsieur le Député, le mandat parlementaire est une responsabilité. Il faut le mériter par l’action, la proximité et les résultats.
Ziguinchor mérite mieux que des visites de circonstance.
IDRISSA BENJAMIN SANE , Président du Mouvement citoyen ZIGUINCHOR REK, Candidat déclaré à la mairie de Ziguinchor et Membre Fondateur du parti KIIRAY
Mail : idysane2018@gmail.com
