Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, force est de reconnaître que Serigne Moustapha Sy est resté constant dans ses convictions. Il ne cherche pas à plaire et assume ses positions politiques et religieuses avec engagement.
Lorsqu’il prenait position en faveur de Pastef et de son leader, Ousmane Sonko, dans les moments les plus difficiles pour eux, rares étaient les guides religieux de sa trempe à oser le faire. Il aurait pourtant pu, comme beaucoup d’autres à l’époque, se rapprocher du pouvoir de Macky Sall et profiter de certains privilèges.
Malgré ces prises de position et les sacrifices consentis, au lieu de recevoir la reconnaissance de Ousmane Sonko et de Pastef, Serigne Moustapha Sy fait aujourd’hui l’objet, selon ses soutiens, de mépris et de diabolisation.
Son refus de recevoir Ousmane Sonko apparaît ainsi comme une conséquence logique de ce qu’il considère comme un manque de respect de la part du camp de ce dernier. À juste titre, estiment ses proches : on ne peut pas se battre et se donner corps et âme pour défendre quelqu’un face à un pouvoir, pour ensuite être traité comme si rien n’avait été fait.
Ils ont même trahi leurs engagements sur la transparence
Heureusement, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye sait, lui, rendre à César ce qui appartient à César. En rendant visite au guide religieux et leader du PUR en prélude au Gamou, le chef de l’État ne ferait ainsi que reconnaître les sacrifices consentis par Serigne Moustapha Sy dans le processus ayant conduit à l’arrivée au pouvoir de la nouvelle majorité.
Merci à Son Excellence Monsieur le Président de la République.
Les Sénégalais connaissent désormais, selon l’auteur, ceux qu’il considère comme les véritables « traîtres ». Ils seraient, à ses yeux, de l’autre côté. Ceux qui avaient fait de la transparence un engagement majeur seraient aujourd’hui revenus sur leurs promesses, notamment dans la gestion des deniers publics.
À preuve, poursuit-il, Pastef et son leader s’opposeraient au contrôle des fonds spéciaux du président de l’Assemblée nationale. Plus encore, Ousmane Sonko refuserait, selon lui, l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire sur les crédits spéciaux destinés aux fonds JAM pour la paix en Casamance.
L’auteur estime que ces fonds publics auraient été utilisés à d’autres fins. Il évoque notamment les 3,7 milliards de francs CFA qui, selon les déclarations attribuées à Ousmane Sonko, auraient servi à l’acquisition de véhicules et à la réfection du Building administratif. Une utilisation qu’il qualifie de « haute trahison » envers la Casamance.
Le dossier ASER constitue, à ses yeux, une autre illustration de cette « trahison » de Sonko et de Pastef envers le peuple sénégalais. Il estime que ce dossier aurait dû être pris à bras-le-corps bien avant le lancement de la procédure judiciaire.
Mais le peuple ne dort pas. Le moment venu, il saura, selon l’auteur, donner à chacun la leçon qu’il mérite, s’il plaît à Dieu.
PAR Bassirou DIENG
KIIRAAY, Les Patriotes Républicains
