Avec une forte probabilité de dissolution de l’Assemblée nationale le 2 décembre, des élections législatives anticipées devraient, conformément aux délais prévus, se tenir dans les 66 jours suivant cette dissolution, soit au mois de février.
Dans ce contexte, exiger la tenue des élections territoriales le 17 janvier suffit à démontrer qu’un opposant ne saurait être tenu responsable de cette situation. La saisine du Conseil constitutionnel par le Président de la République sur l’éventualité d’un couplage des scrutins répond, selon toute évidence, à un souci de rationalisation des dépenses publiques.
Dès lors, saisir le ministre de l’Intérieur, avec ampliation au Président de la République et à la CENA, ne changera strictement rien sur le plan de la légalité ni de la procédure en vigueur.
Pape Abdourakhmane Dabo
Directeur général de la SN HLM
