Le Sénégal et la Banque mondiale franchissent une nouvelle étape dans leur partenariat. En présence du vice-président régional de l’institution, Ousmane Diagana, trois accords de financement d’un montant global de 220,7 milliards de FCFA ont été signés, mercredi à Dakar. Ces ressources serviront à renforcer la capacité du pays à faire face aux crises, accélérer le désenclavement des zones agricoles et soutenir le développement économique de la Casamance et de Kédougou, avec en ligne de mire la création d’emplois et la mise en œuvre de la Vision Sénégal 2050.
Le Sénégal consolide son partenariat avec la Banque mondiale
Le Gouvernement du Sénégal et la Banque mondiale ont conclu, ce mercredi à Dakar, trois nouveaux accords de financement qui illustrent la confiance renouvelée entre les deux partenaires. La cérémonie s’est déroulée en présence d’Ousmane Diagana, vice-président régional de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, en visite officielle au Sénégal.
D’un montant total de 220,7 milliards de FCFA, ces financements concernent le Projet de réponse d’urgence contingente (CERP), le deuxième financement additionnel du Projet de connectivité des zones de production agricoles (PCZA) et le financement additionnel du Projet de développement économique de la Casamance et de l’Est du Sénégal (PDEC).
Pour le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, ces accords traduisent une ambition claire : préparer davantage le pays aux chocs, renforcer les infrastructures, connecter les territoires aux pôles de croissance et créer des opportunités économiques durables, conformément aux objectifs de la Vision Sénégal 2050.
Une réponse rapide face aux crises
La plus importante enveloppe est destinée au Projet de réponse d’urgence contingente (CERP), doté de 118,32 milliards de FCFA. Ce mécanisme permettra au Sénégal de mobiliser rapidement des ressources en cas de catastrophe naturelle, de crise sanitaire ou de choc économique.
Le dispositif prévoit notamment un soutien aux ménages vulnérables à travers le Registre national unique, la sécurisation de l’approvisionnement en carburant ainsi que le financement d’intrants agricoles afin de limiter les conséquences économiques et sociales des crises.
Des routes pour stimuler la croissance agricole
Le PCZA bénéficie, quant à lui, d’un financement additionnel de 79,64 milliards de FCFA, portant son investissement global à 267,81 milliards de FCFA.
Le projet prévoit la construction de nouvelles infrastructures routières et communautaires dans les zones agricoles du Nord et du Centre du pays. L’objectif est de réduire les coûts de transport, faciliter l’accès des producteurs aux marchés, améliorer les services sociaux de base et favoriser le développement des activités économiques locales au profit d’environ 570 000 bénéficiaires.
La Casamance et Kédougou au cœur de la dynamique
Le troisième accord concerne le Projet de développement économique de la Casamance et de l’Est du Sénégal (PDEC). Doté d’un financement additionnel de 22,75 milliards de FCFA, il porte désormais son enveloppe globale à 48,35 milliards de FCFA.
L’extension du projet à la région de Kédougou ouvre de nouvelles perspectives de développement dans des secteurs à fort potentiel comme l’agriculture, les mines et le tourisme. Près de 850 000 personnes devraient bénéficier des investissements destinés à renforcer les chaînes de valeur locales et à favoriser l’emploi productif, notamment pour les jeunes et les femmes.
Un partenariat au service de la Vision Sénégal 2050
Pour Djibrilla Issa, directeur de division de la Banque mondiale pour le Sénégal et plusieurs pays de la sous-région, ces nouveaux financements illustrent la volonté commune de faire de la résilience, de la connectivité territoriale et du développement économique local les principaux moteurs d’une croissance inclusive.
Avec ces nouveaux engagements, le portefeuille des projets en cours et à venir de la Banque mondiale au Sénégal atteint désormais près de 340 milliards de FCFA. Un niveau d’investissement qui confirme la place stratégique du Sénégal dans les priorités de l’institution financière et son accompagnement de la transformation économique du pays.
A. Latif NDIAYE