L’Interprofession Cajou du Sénégal a procédé au reboisement de plusieurs plants d’anacardiers dans la commune de Bignarabé dans le département de Médina Yéro Foulah. Au moins 3.000 plants ont été mis à la disposition des acteurs de la zone. Une initiative magnifiée par les populations bénéficiaires.
Cette activité marque la première édition des journées nationales de reboisement de l’anacardier. Pour Bouba Konta, président de l’Interprofession Cajou du Sénégal, le choix de Bignarabé répond à une logique bien précise. « Nous sommes aujourd’hui à Bignarabé. C’est un choix stratégique. C’est une commune où les producteurs se donnent à fond. C’est une commune d’anacardes. Et je pense que le Maire, Kaba Diao vient de le dire. Nous avons des liens de travail qui datent de longtemps. Et il est en train de respecter ses engagements. C’est pour cela qu’aujourd’hui, pour la première édition des journées de reboisement national de l’anacardier, nous avons choisi la commune de Bignarabé », a-t-il déclaré.
Le président de l’interprofession précise que cette opération ne se limitera pas à un seul site. « En dehors de cette expérience que nous venons de lancer, c’est tous les villages de sa commune qui seront vraiment reboisés. Il y a trois mille plantes qui vont être distribuées dans la commune de Bignarabé ».
Selon Bouba Konta, ce choix est également lié aux efforts de transformation en cours dans la zone. « Ce choix est stratégique parce qu’avec la filière anacarde, nous avons choisi la commune de Bignarabé plus précisément au niveau de Camaracounda où nous avons appuyé ce G.I.E pour une dotation d’une ligne d’anacardes offerte par le ministère de l’Industrie à travers le projet PACAS. Donc, s’il y a une ligne de transformation, forcément, il y aura un renforcement de la production ».
Le président de l’Interprofession a profité de cette rencontre pour alerter sur les pertes du Sénégal dans la filière. « Le Sénégal exporte cent milliards en termes de valeur d’anacardes. Mais, au même moment où nous sommes en train d’exporter les cent milliards, à Kolda on parle de trente milliards. Et vous allez voir que c’est un chiffre très important. Mais en même temps, on est en train de perdre en termes de valeur ajoutée. On exporte cent milliards, mais on perd sept cent milliards ».
Pour l’Interprofession Cajou, le reboisement couplé au développement des unités de transformation locales est la clé pour capter davantage de valeur ajoutée et créer de la richesse au profit des producteurs de la région de Kolda.
Abdoulaye WANDIANGA – Correspondant à Kolda.
