Saint-Louis : le projet JAVA-Sénégal au chevet des adolescents contre la sexualité précoce

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Le projet Justice, Actions, Voix et Autonomisation des femmes et des filles au Sénégal (JAVA) a organisé, ce vendredi 13 mars 2026, un atelier de renforcement des capacités des adolescents sur les facteurs de vulnérabilité tels que les mariages précoces et les grossesses précoces.

Cette activité, qui a réuni une quarantaine d’adolescents, vise à renforcer les connaissances et les capacités des acteurs des zones d’intervention sur les droits humains et les violences basées sur le genre (VBG) en milieu communautaire et scolaire.

La question de la sexualité précoce a été au cœur des échanges. Un thème particulièrement d’actualité au Sénégal, selon la coordonnatrice en santé de la reproduction à la Direction régionale de la santé de Saint-Louis, Mme Khamsa Diop Ba.

« Qui dit adolescent dit cible. C’est une période assez critique pour l’adolescent, qui peut souvent l’orienter vers une sexualité précoce », a souligné Mme Khamsa Diop Ba.

Selon elle, réunir les relais communautaires et les leaders autour de cette problématique permettra de renforcer la communication, mais aussi la sensibilisation des adolescents à différentes étapes de leur développement.

Même s’il n’existe pas encore de statistiques précises sur ce phénomène dans la région, la coordonnatrice en santé de la reproduction note que la sexualité devient de plus en plus précoce chez les jeunes. Elle indique, à cet effet, que des cas de grossesses précoces sont de plus en plus observés en milieu scolaire.

« En tant que parents, il faut redoubler de vigilance, parler avec nos adolescents, mais aussi leur donner l’opportunité de se confier. L’adolescent et la famille constituent le premier cercle de protection », a plaidé Mme Ba.

Face à cette situation, elle estime qu’il est urgent d’ouvrir davantage le débat sur cette problématique, non seulement pour conscientiser les adolescents, mais aussi pour interpeller les adultes afin qu’ils renforcent la sensibilisation à l’endroit de cette cible.

Les adolescents formés dans le cadre de cet atelier seront appelés à poursuivre la sensibilisation dans leurs établissements respectifs.

« Une fois formés, ils retourneront dans leurs différents établissements pour sensibiliser leurs pairs, mais aussi les accompagner sur les questions liées à la sexualité précoce et aux violences basées sur le genre », a-t-elle conclu.

B. Diaw

 

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