Foot/Finale de la 35ème CAN; Sénégal bat Maroc 1-0: Le Sénégal bat le Maroc et redevient champion d’Afrique !

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Sénégal Vainqueur

De notre envoyé spécial au Maroc : Cheikh Fantamady Keita

Rabat : Finale de la 35e édition de la coupe d’Afrique des nations de football disputée hier au
Complexe Sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat. Stade archi plein, temps glacial. Sénégal bat
Maroc sur le score d’un but à zéro. But : Pape Guéye (94e) pour le Sénégal

Mauvais arbitre du congolais Jean-Jacques Ngambo Ndalla, assisté de ses compatriotes Guylain Ngila et Mwanya Gradel Mbilizi.
Avertissements : Anass Salah Eddine (90e), Youssef En Nesyri (112e) pour le Maroc. LamineCamara (24e), Ismaila Sarr (90e), Elhadj Malick Diouf (90e), Edouard Mendy (90e), Mamadou Sarr(113e) Sénégal : Edouard Mendy, Antoine Mendy puis Abdoulaye Seck (77e), Moussa Niakhaté, Mamadou Sarr, Elhadji Malick Diouf puis Ismail Jacobs (106e), Idrissa Gana Guéye (cap), Sadio Mané, Lamine Camara puis Ismaila Sarr (77e), Pape Guéye, Nicolas Jackson puis Chérif Ndiaye (90e), Iliman Ndiayepuis Ibrahim Mbaye (77e). Entraineur : Pape Thiaw

Maroc : Yassine Bounou, Achraf Hakimi (cap), Noussair Mazraoui, Nacef Aguerd, Brahim Diaz puis Ilias
Akhomach (98e), Ismail Saibari puis Anass Salah Eddine (90e), Abdessamad Ezzalzouli, Ayoub El Kaabi puis Youssef El Nesyri (80e), Bilal El Khannouss puis Oussama Targhalline (80e), Neil El Aynaoui, Adam Masina puis Jawad El Yamid (90e). Entraineur : Walid Regragui

Quelle finale, quel match ! Mais c’était attendu. Le grand artiste aura été l’arbitre congolais que tout le
monde craignait. Mais les joueurs sénégalais, en vrais Lions, ont eu les nerfs solides pour s’imposer
dans cette finale qui est devenue celle de la honte par la faute d’un arbitre très en deca de ses capacités.
Une partie qui a même failli ne pas se terminer suite à un pénalty que Mr Jean Jacques Ngambo Ndala
et son assistant vidéo, le gabonais Pierre Ghislain Atcho, ont été les seuls à voir.
Le sifflet de Jean Jacques
Que s’est-il passé ? Sur un corner marocain, Brahim Diaz s’écroule sans aucun contact. Jean Jacques
est alors appelé par la VAR puis revient pour désigner le point de pénalty. Un tollé dans le camp
sénégalais, suivi d’une décision des joueurs et supporters sénégalais de quitter la pelouse sur les
injonctions de Pape Thiaw. Il a fallu tout le tact de Sadio Mané pour faire revenir ses coéquipiers,
pendant que les supporters enjambaient les barrières pour quitter eux aussi le stade dans un véritable
brouhaha. Finalement tout est rentré dans l’ordre et le Maroc put exécuter la faute par Brahim Diaz.
Et Edouard arrêta le pénalty de la honte
Coup de théâtre encore, car le meilleur buteur de la compétition tente une panenka qui ne trompe guère
Edouard Mendy (90e). Dans la foulée de ce ratage inimaginable, c’est Pape Guéye qui mettait tout le monde dans sa botte avec ce tir canon qui laissait pantois le Yassine Bounou (94e). En effet, sur une
balle récupérée au milieu, le milieu de terrain sénégalais vers la surface de réparation et déclenche un
missile qui frappe la transversale avant d’entrer dans la cage.
Coup de massue, ou de réfrigérateur dans les tribunes où les bouillants supporters marocains sont
devenus soudain aphones. Cherif Ndiaye manquera lui, l’immanquable but du break après avoir effacé
Bounou (109e). La pression dés, lors s’est davantage invitée dans le camp marocain. Envers et contre
tout le Maroc, le Sénégal arrache marchait ainsi vers son second titre au grand dam des « Lions de
l’Atlas » qui n’avaient rien compris à ce qui leur arrivait.
Un sacre avec les tripes
Cette CAN Maroc 2025, se termine ainsi en montagnes russes émotionnelles et en images polémiques
dans un stade hostile. Ce sacre, le Sénégal est allé le chercher avec tripes sur cet éclair de Pape Guéye

qui a douché les Lions de l’Atlas. Et pourtant cette finale était annoncée comme un duel entre « pays-
frères ». Entre amitié en dehors du terrain, mais aussi promesse de «guerre» ou d’enfer» le second a

pris le dessus pendant la rencontre.
Dans un stade Prince Moulay-Abdellah rempli à ras bord, les marocains ont tenu leur promesse de le
remplir à 99 %. Au cours du match, ils ont tout fait pour déstabiliser les sénégalais à grands renforts de
sifflets, mais en vain. Au contraire c’est le missile de Pape Guéye qui les fera taire le reste de la partie.

Une finale à 11 contre 11
Le sélectionneur sénégalais Pape Thiaw avait cependant promis que les sifflets ne perturberaient pas
ses joueurs et que la finale sera jouée à « 11 contre 11 sur la pelouse ». Les joueurs lui ont donné raison
en prenant le jeu à leur compte. Sur le rectangle vert, le match est à la fois tactique et physique. Les
duels sont d’une intensité rarement vue dans la compétition. Les sénégalais prennent le parti d’attendre
leurs adversaires très bas dans leur camp, obligeant les marocains à se découvrir. Et ça a souvent
fonctionné, par l’intermédiaire de Nicolas Jackson et Iliman Ndaye. Mais Yassine Bounou était toujours là
pour annihiler les attaques.
A la reprise, les marocains entament un temps fort, multipliant les occasions devant la cage d’Edouard
Mendy mais les coups de pied arrêtés manquent d’ajustement. A l’heure de jeu, les marocains se
déchaînent avec un assaut en règle devant les buts d’Edouard. Et successivement El Kaabi. L’attaquant
devance Mendy mais ouvre beaucoup trop son pied. Sa frappe lèche le poteau gauche (58e et 63e)) Puis
Niakhaté doit dégager en catastrophe au-dessus de son but- 65e). Il y a le feu devant la tanière des
«Lions», mais ces derniers ne cèdent pas. Jusqu’à ce pénalty qui a failli faire basculer le match dans
l’irrationnel.
Et vint de nulle part ce bijou de Pape Guéye qui étala tout un peuple à terre. En somme, un ange est
passé à Rabat pour remettre les choses à leur place. Et ce fut Pape Guéye et sa botte meurtrière. Walid
Regragui avait promis que le stade Prince Moulay-Abdellah ne serait « pas le stade des Martyrs de
Kinshasa » où les sénégalais avaient infligé une remontada du tonnerre aux congolais. Ce fut pire hier
car les sénégalais y ont survécu.. avec les larmes du bonheur : celles d’accrocher cette seconde étoile
tant recherchée depuis la première de 2022 au Cameroun. Le Maroc qui espérait mettre fin à 50 ans
d’attente pour un deuxième titre de champion d’Afrique, devra remiser son rêve de reconquête.

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