Thies-10e Congrès de Jëf Jël: Talla Sylla prend les rênes et appelle à la mobilisation nationale
Le parti Jëf Jël a tourné une nouvelle page de son histoire lors de son 10ᵉ congrès tenu les 27 et 28 septembre à Thiès, placé sous le signe de la Renaissance. Militants et sympathisants ont adopté une série de résolutions marquant une refondation politique et un repositionnement affirmé face au pouvoir en place.
Parmi les décisions phares, le parti a confirmé le maintien de son symbole – la clé –, changé de slogan pour adopter «Jàmm ak Naatange» (Paix et Prospérité), et surtout élu Talla Sylla comme président. Figure politique de premier plan, l’ancien maire de Thiès revient ainsi sur le devant de la scène avec un discours d’expérience, de responsabilité et de fermeté.
Une opposition frontale mais républicaine
Dans sa résolution finale, le Jëf Jël a formalisé son rôle d’«opposition républicaine, responsable mais ferme et frontale». Le parti se présente désormais comme le «gardien de la République», s’engageant à défendre les valeurs démocratiques et la dignité des citoyens.
Les congressistes ont dénoncé avec vigueur «l’instrumentalisation politique de la justice et de l’opinion», appelant le régime en place à respecter la présomption d’innocence et à mettre fin aux dérives qu’ils jugent contraires à l’État de droit.
Un appel à la mobilisation nationale
Dans un contexte de crises multiples – économiques, géopolitiques et écologiques –, le congrès a lancé un mot d’ordre fort : « TAKK JOG » (se lever et s’unir).
Le parti appelle ainsi tous les citoyens attachés à la paix et à la prospérité à se mobiliser pour construire une «digue solide» face aux menaces et reculs démocratiques. Jëf Jël ambitionne de jouer un rôle moteur dans la massification militante et la défense de l’intérêt national.
En clôturant les travaux, les délégués ont martelé leur engagement à bâtir « l’alternative républicaine dont le Sénégal a besoin ». Pour eux, le combat démocratique ne fait que commencer.
Abdou Latif NDIAYE
