Diokoul Diawrigne abandonnée par le réseau: 37 villages toujours sans électricité

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Dans la commune de Diokoul Diawrigne, le courant ne passe toujours pas. Littéralement. Sur les 62 villages que compte cette collectivité du département de Kébémer, 37 vivent encore sans électricité, dans une obscurité qui rime avec précarité, isolement et fatigue quotidienne.

Téléphones impossibles à recharger, aliments qui pourrissent faute de réfrigération, jeunes déscolarisés privés d’outils numériques, postes de santé à l’équipement limité : le quotidien de près de 7 500 habitants est un combat permanent contre l’invisible mais omniprésente coupure énergétique.
« C’est invivable. Pour trouver une prise, on fait plusieurs kilomètres avec des téléphones déchargés. Ce n’est plus de la patience, c’est de la survie », témoigne un villageois.

Face à ce désespoir, un collectif baptisé “And Takhawou Courant Bi” a vu le jour. Coordonné par Cheikh Mbacké Ndiaye, il interpelle les autorités et réclame des mesures urgentes.
« L’accès à l’électricité, ce n’est pas un privilège, c’est une nécessité vitale. Sans courant, il n’y a pas de sécurité, pas de développement, pas de dignité », insiste-t-il.

Le manque d’électrification entrave toute perspective d’essor local : impossibilité de conserver des médicaments, frein à la création de petits métiers (couture, menuiserie, transformation agroalimentaire), et un isolement technologique qui éloigne ces villages du reste du pays.

Le collectif appelle à une électrification équitable et planifiée, au nom de la justice territoriale. « Ce que nous demandons, c’est simplement d’avoir les mêmes droits que les autres Sénégalais », conclut Ndiaye. En attendant, la lumière se fait encore attendre.

Ablaye Ndongo

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