Face à une prétention de modifier ou de supprimer la loi 2008-07: L’APVS alerte et invite les para-vétérinaires à se dissocier des amalgames

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Dans un communiqué de presse signé par son président, Dr Ousseynou DIOUF, l’Association des Praticiens Vétérinaires du Sénégal (APVS) invite les para-vétérinaires à se dissocier des amalgames et à ne pas se tromper d’adversaire car la profession vétérinaire a devant elle de nombreux défis dont la prise en charge nécessite une de collaboration franche et sincère pour une corporation modèle.

L’APVS exprime sa vive préoccupation face à la volonté exprimée par une entité regroupant des para- professionnels vétérinaires qui milite pour la modification ou la suppression de la loi 2008-07 organisant l’exercice de la médecine vétérinaire au Sénégal. Ces derniers revendiquent pour que la loi les autorise à réaliser des opérations sur les animaux sans pour autant réellement apprendre la chirurgie et ses matières connexes et à gérer les médicaments sans connaitre la pharmacie vétérinaire.

Cela démontre à suffisance de la volonté de ces entités à vouloir semer l’anarchie et la discorde entretenue depuis longtemps par la Direction des Services Vétérinaires (DSV) qui jusque-là n’a pas voulu assumer ses responsabilités face aux dérapages des para-vétérinaires surtout dans les zones rurales.

La Loi n° 2008-07 du 24 janvier 2008, concerne l’organisation de la profession et de la pharmacie vétérinaires. Cette loi établit un cadre juridique pour l’exercice de la profession vétérinaire, définissant les conditions d’exercice et les domaines de compétence de chacun, notamment les docteurs vétérinaires, les ingénieurs des travaux d’élevage et les agents techniques d’élevage.

Dans le domaine médical, les compétences sont sanctionnées par un diplôme reflétant le curricula de formation. C’est ce qui donne le droit aux docteurs vétérinaires de mettre en place une officine et de réaliser toutes les formes de chirurgie. Ainsi en tant que médecins, ils ont reçu une formation spécifique en chirurgie et pharmacie leur confèrent le niveau requis pour détenir, contrôler et distribuer le médicament et ensuite réaliser les traitements chirurgicaux.

Les revendications portées par une portion d’ingénieurs des travaux d’élevage (ITE) et d’Agent Technique d’Elevage, appelés abusivement «vétérinaire» relève plus ou moins d’un choix erroné de l’adversaire du moment qui ne devait être le docteur vétérinaire car ce dernier les a formés dans leurs différentes écoles d’initiation et continue de les former sur le terrain. «Nous tenons à attirer l’attention de l’opinion que des «infirmiers» animés d’une seule volonté de s’enrichir veulent faire modifier une loi afin de commencer à apprendre à jouer le même rôle que les médecins », a souligné Dr Diouf.

L’élevage au Sénégal avance à grand pas vers la modernité, il exige davantage de compétence, de professionnalisme et beaucoup de résilience. «Notre pays veut atteindre l’autosuffisance d’ici quelques années et l’atteinte de cet objectif ambitieux nécessite des compétences spéciales afin de garantir la santé du cheptel pour une production optimale», a-t-il ajouté.

Synthèse: Ch. S. NDONG

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