À une semaine de la rentrée des classes, fixée au 8 octobre, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a tenu des Comités régionaux de développement (CRD) à Fatick et à Kaolack. Il a insisté sur la réorganisation territoriale des inspections d’académie et des inspections de l’éducation et de la formation, puis visité le nouveau lycée de Ourour.

Le ministre de l’Éducation nationale a passé ces deux derniers jours dans le centre du pays pour préparer la rentrée scolaire 2026-2027. Il a présidé des CRD à Fatick et à Kaolack, puis est allé constater sur place les efforts d’investissement dans les infrastructures, avec une visite au nouveau lycée de Ourour.
Un nouveau découpage pour rapprocher l’administration de l’école
À Fatick, devant le Gouverneur, les préfets, les élus territoriaux et les chefs de service, Moustapha Mamba Guirassy a placé en tête la réorganisation territoriale des Inspections d’Académie (IA) et des Inspections de l’Éducation et de la Formation (IEF), avec notamment la création de l’IEF de Sokone. Selon lui, cette réforme répond à « une exigence de proximité et d’efficacité ». Elle doit rapprocher l’administration des établissements et des communautés, mieux prendre en compte les réalités locales et renforcer le suivi et la réactivité du service public de l’éducation. [À Kaolack : préciser les IA ou IEF concernées par le nouveau découpage et le calendrier de mise en place.]
Le ministre a demandé que ce nouveau découpage soit opérationnel pour la rentrée. Il a aussi annoncé que la carte territoriale servirait de base à la planification des besoins en réhabilitations, constructions et équipements.
Infrastructures, enseignants, dialogue : les priorités de la rentrée
Le ministre a ensuite fixé deux autres priorités.
• Les infrastructures : une cartographie régionale hiérarchisée des besoins, avec un calendrier de réhabilitation, de construction et d’équipement. Il a demandé une attention particulière aux situations qui compromettent la sécurité des élèves, et une meilleure coordination entre l’État, les collectivités et les autres intervenants pour éviter les doublons.
• Les ressources humaines : actualisation de la carte scolaire et redéploiements prioritaires pour combler les déficits d’enseignants, « dans la transparence, le dialogue et l’équité ».
Il a aussi annoncé un cadre régional de concertation régulière avec les collectivités, les partenaires sociaux, les communautés et la société civile. Sa consigne pour la rentrée est claire : des orientations bouclées à temps, des écoles nettoyées et des personnels affectés, pour que les cours démarrent dès le premier jour.
À Ourour, un lycée neuf pour l’accueil des élèves
En marge de la clôture du Mois national de l’Alphabétisation à Kaolack, le ministre s’est rendu au nouveau lycée de Ourour. Cette infrastructure entièrement nouvelle vient renforcer les capacités d’accueil et améliorer durablement les conditions d’enseignement et d’apprentissage dans la commune. [Ajouter ici la capacité d’accueil, le nombre de salles, le financement et une phrase du ministre sur place.]
Pour le ministère, sa réalisation s’inscrit dans la modernisation des infrastructures éducatives. Elle traduit l’ambition d’offrir aux élèves un environnement moderne, fonctionnel et propice à la réussite. Au-delà du bâtiment, il s’agit d’un investissement structurant pour la communauté éducative et le territoire, qui rapproche l’offre éducative des populations et contribue à une école plus accessible et plus équitable.
Le Mois de l’Alphabétisation clôturé à Kaolack
La tournée s’est achevée à Kaolack par la clôture de la 3ᵉ édition du Mois national de l’Alphabétisation. Le ministre y a présenté ses quatre exigences pour la suite : consolider les acquis grâce à un environnement lettré, donner toute leur place aux langues nationales, construire des parcours continus de l’alphabétisation à l’entreprise, et reconnaître les facilitateurs. Il a annoncé le lancement en 2027 de la première édition du Grand Prix du Chef de l’État pour l’Alphabétisation et les Langues nationales. Il a aussi rappelé que le taux d’analphabétisme est passé de 54,6 % à 37,1 % en dix ans.
Avant de quitter la région, il a rappelé sa ligne pour la rentrée : « Nous ne devons laisser aucun territoire à la marge, aucun établissement sans attention, aucun élève sans réponse ni aucun enseignant sans accompagnement. »
