Le Sénégal plaide pour la paix, la réforme de l’ordre international et une Afrique davantage représentée
À la tribune de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, ce jeudi 24 septembre à New York, le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a porté la voix du Sénégal dans un contexte international marqué par une crise de confiance et de profondes tensions géopolitiques. Dans un discours axé sur la paix, le droit et la coopération, le Chef de l’État a défendu un multilatéralisme rénové, capable de répondre aux réalités du monde actuel. La 81e session de l’Assemblée générale est placée sous le thème « Restaurer la confiance, gérer la transformation : une Organisation des Nations Unies au service de tous ».
Face aux défis qui traversent la planète, Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé l’attachement du Sénégal au système multilatéral et à la primauté du droit. Pour le Président sénégalais, les crises actuelles ne sauraient être résolues par davantage de fragmentation ou par la seule logique des rapports de force. « Des ponts plutôt que des murs, le dialogue plutôt que la confrontation, le droit plutôt que la force », a-t-il martelé.
De Gaza au Sahel, le Chef de l’État a placé la paix au cœur de son intervention. Il a également plaidé pour une transformation de l’architecture financière internationale, notamment afin de permettre aux pays africains de disposer de marges de manœuvre plus importantes pour financer leur développement. Le 22 septembre, déjà, à New York, il avait appelé à une réforme de l’architecture financière mondiale et à une meilleure représentation de l’Afrique dans les instances internationales de décision, en soulignant notamment le poids de la dette et les difficultés de financement du développement.
Le Conseil de sécurité au cœur du plaidoyer africain
Autre axe majeur de son discours : la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies. Portant la position africaine commune, le Président Faye a appelé à dépasser « le temps du constat » pour passer à l’action. Pour Dakar, la composition actuelle du Conseil de sécurité ne correspond plus aux réalités géopolitiques et à la place que l’Afrique entend occuper dans le système international.
En sa qualité de Président en exercice de la CEDEAO, Bassirou Diomaye Faye a également inscrit son intervention dans les préoccupations sécuritaires de l’Afrique de l’Ouest, en réaffirmant l’engagement en faveur de la paix, de la stabilité et de la lutte contre le terrorisme dans la sous-région.
Le Sénégal veut joindre la parole aux actes
Au-delà des principes défendus à New York, le Chef de l’État a cité plusieurs initiatives présentées comme des illustrations de l’engagement du Sénégal en faveur du multilatéralisme et de la coopération internationale.
Il a notamment évoqué la construction, sur financement national, de la Maison des Nations Unies à Diamniadio, la candidature du Sénégal au Conseil de sécurité pour la période 2032-2033 et l’organisation prochaine des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026.
À ce propos, Bassirou Diomaye Faye a présenté l’événement sportif, qui s’ouvrira le 31 octobre prochain, comme une opportunité dépassant le seul cadre de la compétition. « En accueillant la jeunesse du monde, le Sénégal accueillera bien plus qu’une compétition sportive. Il accueillera une promesse », a-t-il déclaré.
Le Président Bassirou Diomaye Faye a ainsi voulu inscrire la diplomatie du pays dans une vision fondée sur le dialogue, la coopération et la recherche de solutions collectives.
Une ligne résumée par une autre formule forte de son intervention : «La paix n’est pas une simple aspiration. Elle est une responsabilité collective.»
Abdou Latif NDIAYE
