À Fatick, les lignes commencent à bouger en perspective des prochaines élections municipales. Une délégation mandatée par Anta Babacar Ngom, présidente de l’Alternative pour la relève citoyenne (ARC), s’est rendue auprès d’Abdou Assef et de son mouvement Suxali Fatick pour proposer une dynamique de collaboration. Une ouverture accueillie favorablement, mais dont la suite dépendra de la base.
La scène politique fatickoise pourrait connaître de nouveaux rapprochements. Une délégation envoyée par Anta Babacar Ngom a rencontré Abdou Assef, responsable de Suxali Fatick et candidat déclaré à la mairie de Fatick. Au menu des échanges : une éventuelle collaboration entre les deux camps.
Face à cette démarche, Abdou Assef a choisi de ne pas fermer la porte. Bien au contraire, il a salué l’initiative et l’ouverture manifestée par la responsable de l’ARC. Mais le responsable de Suxali Fatick a également posé une condition de méthode : la décision ne se prendra pas seul.
Pour lui, toute éventuelle collaboration doit d’abord être soumise à l’appréciation des militants et responsables de la base. Une consultation qui devra permettre de recueillir leur position avant toute décision définitive.
Une manière, pour Abdou Assef, de privilégier la concertation et d’éviter toute décision précipitée. La proposition d’Anta Babacar Ngom est donc sur la table, mais la réponse devra passer par les structures de Suxali Fatick.
Le développement de Fatick en ligne de mire
Au-delà des considérations politiques, Abdou Assef a réaffirmé ce qu’il présente comme le fil conducteur de son engagement : le développement de Fatick et l’amélioration des conditions de vie des populations.
Il a notamment évoqué plusieurs priorités pour la ville, parmi lesquelles la réfection de la voirie, le renforcement de l’éclairage public et, plus largement, la nécessité d’accélérer les actions en faveur du développement local.
Dans ce contexte, la rencontre entre les émissaires d’Anta Babacar Ngom et Suxali Fatick ouvre une nouvelle séquence dans la recomposition politique locale. Pour l’heure, aucun accord n’est acté.
La main est tendue. Abdou Assef ne la repousse pas, mais renvoie la décision à ceux qui constituent la base de son mouvement.
Abdou Salamata DIOUF – Correspondant à Fatick
