Installé à la tête de la haute juridiction, le magistrat promet fidélité à la Constitution, indépendance du juge et respect de l’État de droit
Après une longue carrière au sein de la magistrature et un passage au ministère de la Justice, Ousmane Diagne prend officiellement les commandes du Conseil constitutionnel.
Installé ce mardi 11 août 2026 à l’issue d’une audience solennelle, le nouveau président de la haute juridiction entend inscrire son action dans le strict respect de la Constitution et des principes fondamentaux de la justice.
Sa prise de fonctions intervient dans un contexte institutionnel marqué par de nombreux défis. En succédant à feu Mamadou Badio Camara, Ousmane Diagne hérite d’une institution au cœur du fonctionnement démocratique et de la régulation de la vie publique.
Dans son discours d’installation, le nouveau président a fixé les grandes lignes de son mandat. « Ma loyauté sera à la Constitution, à l’État de droit et à l’indépendance du juge », a-t-il notamment affirmé.
Cette déclaration donne le ton d’une présidence placée sous le signe de la rigueur institutionnelle. Fort de son expérience de magistrat, notamment comme procureur général près la Cour d’appel de Dakar, premier avocat général près la Cour suprême et ministre de la Justice, Ousmane Diagne devra désormais mettre cette expérience au service de la haute juridiction.
Son installation marque ainsi une nouvelle étape pour le Conseil constitutionnel, appelé à jouer pleinement son rôle de gardien de la Constitution et d’arbitre des grands enjeux institutionnels du pays.
Pour une Une encore plus sobre et prestigieuse, je privilégierais toutefois : « Ousmane Diagne, nouveau gardien de la Constitution ».
Abdou Latif NDIAYE