PS – Tensions internes: Ousseynou Keïta dénonce une «déclaration dolosive et subversive» contre les initiateurs de Dundel PS
La crise qui secoue le Parti socialiste (PS) connaît un nouveau rebondissement. Dans une déclaration au ton particulièrement ferme, le secrétaire général de l’Union communale du PS de Thiès, Ousseynou Keïta, s’en prend à un document circulant sur les réseaux sociaux et attribué au secrétariat général du parti. Il y voit une tentative de discrédit contre les initiateurs du mouvement Dundel PS et dénonce ce qu’il qualifie de manœuvre politique visant à marginaliser des militants engagés pour la relance de la formation politique.
Les divisions internes au Parti socialiste continuent d’alimenter le débat politique. Dans une déclaration rendue publique, Ousseynou Keïta, secrétaire général de l’Union communale du PS de Thiès, a vivement contesté l’authenticité et la portée d’un texte daté du 24 juin 2026, largement relayé sur les réseaux sociaux.
Selon lui, ce document, non signé mais présenté comme émanant du secrétariat général du parti, aurait pour objectif de discréditer les initiateurs de Dundel PS, qualifiés dans le texte de « groupe dissident ». Il estime qu’une telle démarche relève de la calomnie et traduit une volonté de stigmatiser des militants qui, selon lui, œuvrent pour le redressement du Parti socialiste.
Ousseynou Keïta remet notamment en cause la légitimité de la déclaration en soulignant l’absence de signature et de tout élément officiel permettant d’en attester l’origine. «Une déclaration non signée n’a aucune valeur», affirme-t-il, y voyant le signe d’un malaise au sein d’un groupe qu’il juge en perte de repères et incapable d’assumer publiquement ses positions.
Le responsable socialiste critique également la tenue d’une réunion délocalisée au domicile de la secrétaire générale du parti, alors qu’elle était initialement prévue au siège officiel. À ses yeux, cette situation constitue un aveu de faiblesse et soulève des interrogations sur la capacité de certains responsables à exercer effectivement leur autorité sur les structures du parti.
Dans son argumentaire, il conteste aussi la représentativité de la rencontre évoquée dans le document incriminé. Il estime que les capacités d’accueil du lieu choisi ne permettaient pas de réunir l’ensemble des responsables mentionnés. Il déplore par ailleurs l’absence de procès-verbal ou de liste de présence susceptible de confirmer la participation effective des différentes coordinations et structures du parti.
S’agissant des sanctions évoquées à l’encontre des initiateurs de Dundel PS, Ousseynou Keïta les considère comme des mesures d’intimidation dénuées de fondement juridique. Selon lui, toute décision de cette nature serait susceptible d’être annulée devant les juridictions compétentes.
Au-delà de la polémique, le responsable socialiste prête à ses adversaires une stratégie visant à pousser les membres de Dundel PS vers la sortie afin de faciliter ce qu’il qualifie d’« entrisme » au profit d’intérêts extérieurs. Une hypothèse qu’il rejette catégoriquement, assurant que les initiateurs du mouvement resteront engagés au sein du Parti socialiste pour défendre leur vision de la relance politique.
Dans une conclusion empreinte de gravité, Ousseynou Keïta appelle les responsables concernés à mesurer les conséquences de leurs actes. Il rappelle le rôle historique joué par le Parti socialiste dans la construction de l’État de droit au Sénégal et met en garde contre toute démarche susceptible de compromettre les efforts de restructuration et de reconquête du parti.
Cette nouvelle sortie illustre la profondeur des divergences qui traversent actuellement le Parti socialiste, alors que plusieurs courants internes s’affrontent autour des questions de leadership, d’orientation stratégique et d’avenir politique de cette formation emblématique de la scène politique sénégalaise.
Abdou Latif NDIAYE
