À Ndianda, la finale du tournoi des élèves et étudiants de Nguéniène a pris les allures d’un grand rassemblement populaire, entre ferveur sportive, mobilisation des jeunes et démonstration de proximité. Parrain de la compétition, le responsable politique de Kiiraay et président du mouvement INVI a saisi l’occasion pour décliner sa vision du développement communal, mettre en avant ses actions sociales et annoncer son engagement à contribuer à la clôture du terrain de football de Ndianda.

La finale du tournoi de football des élèves et étudiants de la commune de Nguéniène, disputée samedi 10 octobre à Ndianda, a dépassé le simple cadre sportif. Dans une ambiance festive, devant une foule nombreuse et en présence de plusieurs personnalités, la rencontre a constitué une tribune pour Bougar Diouf, parrain de la manifestation, qui a exposé ses ambitions pour sa commune natale. Son message est sans détour : « Nous voulons sortir la commune de Nguéniène de la pauvreté.»
Derrière cette déclaration, le responsable politique de Kiiraay, Les Patriotes républicains, a développé un discours axé sur les besoins essentiels des populations, la valorisation des potentialités locales et la place de la jeunesse dans la transformation de la commune. Une prise de parole qui intervient dans un contexte où Bougar Diouf, également président du mouvement INVI, entend poursuivre son engagement social et afficher ses ambitions3 pour la mairie de Nguéniène.
Serigne Guèye Diop et Mor Sarr à Ndianda
La rencontre a été rehaussée par la présence de Serigne Guèye Diop, ministre de l’Industrie et du Commerce, parrain de la finale, qui a effectué le déplacement à Ndianda. Bougar Diouf a salué sa disponibilité et sa présence aux côtés des élèves et étudiants de la commune.
Il a également exprimé sa reconnaissance à Mor Sarr, ministre-conseiller spécial du président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, invité d’honneur de la manifestation à l’initiative du parrain officiel des étudiants de Nguéniène.
Les remerciements de Bougar Diouf sont aussi allés au directeur général du CROUS du Sine-Saloum, le Dr Jean Birane Gning, ainsi qu’aux autres invités et aux populations venues nombreuses assister à la finale.
Au-delà de l’affiche sportive entre l’ASC Diam Bougoum de Ndianda et le FC Fadial, cette forte affluence a donné à l’événement une dimension particulière. La communion entre les jeunes, les acteurs locaux et les personnalités présentes a installé une atmosphère de fête populaire, sur fond d’engagement citoyen et de mobilisation politique autour de Bougar Diouf et de Kiiraay.
«Les premiers signes du développement, c’est l’accès aux besoins essentiels»
Face aux populations, Bougar Diouf a dressé un tableau préoccupant des difficultés auxquelles, selon lui, la commune reste confrontée. Il estime que Nguéniène dispose pourtant d’importantes ressources susceptibles de soutenir son développement, notamment dans les secteurs agricole, touristique et halieutique.
Pour lui, la priorité doit être de traduire ces potentialités en améliorations concrètes des conditions de vie. « Les premiers signes du développement, c’est de pouvoir se soigner, de pouvoir se déplacer et d’accéder facilement à l’emploi », a-t-il expliqué en substance.
Le responsable politique considère qu’une gestion municipale doit avant tout répondre aux préoccupations quotidiennes des habitants. L’accès aux soins, l’électricité, la mobilité, l’emploi et l’épanouissement des jeunes constituent, à ses yeux, des enjeux incontournables.
«Je ne suis pas maire, mais je fais de mon mieux pour subvenir aux besoins des populations », a-t-il déclaré, mettant en avant les moyens dont il dispose, son expérience, son savoir-faire et ses relations pour contribuer à l’amélioration des conditions de vie.
Dans la même veine, Bougar Diouf a exprimé sa déception à l’égard de la gestion municipale actuelle, qu’il estime n’avoir pas répondu aux attentes des populations. Il appelle ainsi à une nouvelle dynamique de développement, capable de mieux exploiter les ressources de la commune et de répondre aux aspirations de ses habitants.
La clôture du terrain de Ndianda, un engagement annoncé
L’un des moments marquants de son intervention concerne le terrain de football de Ndianda. Bougar Diouf a annoncé son engagement à accompagner les jeunes dans la réalisation de sa clôture, un projet qu’il présente comme une nécessité pour la pratique sportive et l’encadrement de la jeunesse.
Selon ses explications, les jeunes l’avaient sollicité pour ce projet. Il affirme leur avoir demandé de se rapprocher du maire, tout en se disant prêt à apporter une contribution de 20 tonnes de ciment. En l’absence de réaction qu’il juge satisfaisante, il a décidé de réitérer publiquement son engagement auprès des jeunes.
«Maintenant, je m’engage avec vous pour faire le mur de clôture », a-t-il lancé, réaffirmant sa volonté de soutenir cette infrastructure sportive.
Pour Bougar Diouf, cet engagement traduit une conviction : l’accompagnement de la jeunesse ne doit pas se limiter aux discours. Il doit se matérialiser par des initiatives concrètes en faveur du sport, de l’éducation, de la formation et de l’insertion.
Un bilan social revendiqué au-delà du football
Cette prise de parole s’inscrit dans la continuité des initiatives que Bougar Diouf et son mouvement INVI disent avoir menées dans la commune. Parmi les actions mises en avant figurent des appuis aux étudiants ressortissants de Nguéniène établis à Dakar, notamment en matériel, en matelas ventilateurs et en chaises, ainsi que des contributions dans les domaines de la santé, de l’éducation et du développement local.
Son engagement est également associé à des initiatives visant l’amélioration de l’accès aux soins, des dons à des établissements scolaires, des séminaires de renforcement des capacités destinés aux enseignants de la zone et des interventions en faveur des populations vulnérables.
À ce bilan revendiqué s’ajoutent des investissements présentés comme structurants, notamment l’aménagement d’un marché à Ndoffane, la réalisation de pistes rurales et la construction d’établissements scolaires privés.
Autant d’initiatives que le responsable politique entend inscrire dans une démarche plus large : faire du développement local une priorité et apporter des réponses aux besoins des populations. Ces réalisations constituent, selon lui, des leviers pour renforcer les infrastructures, soutenir les activités économiques et améliorer les conditions de vie dans la commune.
Kiiraay veut élargir ses bases à Nguéniène
Sur le terrain politique, Bougar Diouf a également évoqué l’implantation de Kiiraay, Les Patriotes républicains, dans la commune. Il affirme que la formation dispose déjà d’une présence importante à Nguéniène et appelle ses militants et sympathisants à poursuivre le travail de proximité.
«On travaille, on se donne la main pour élargir les bases du parti », a-t-il déclaré, en réaffirmant son attachement à la dynamique portée par le président Bassirou Diomaye Faye, présenté comme le leader auquel il se réfère.
Dans cette perspective, la finale du tournoi des élèves et étudiants a offert une vitrine à son engagement auprès de la jeunesse et des acteurs locaux. La mobilisation enregistrée à Ndianda, la présence de personnalités nationales et l’affluence des populations ont donné à la manifestation une dimension qui dépassait largement l’enjeu sportif.
Pour Bougar Diouf, l’avenir de Nguéniène passe par une meilleure valorisation de ses ressources, une prise en charge plus efficace des besoins sociaux et une implication accrue de la jeunesse. Il estime que la commune possède les atouts nécessaires pour sortir de ses difficultés, à condition de les convertir en projets et en réalisations concrètes.
À Ndianda, le football aura ainsi servi de cadre à un double rendez-vous : une fête sportive portée par les élèves et étudiants, et une prise de parole politique au cours de laquelle Bougar Diouf a exposé sa vision, rappelé ses initiatives et réaffirmé ses ambitions pour Nguéniène.
Abdou Latif NDIAYE
