L’arrivée du ministre Serigne Gueye Diop , chargé de la massification, dans le département de Fatick a été marquée par une forte mobilisation des militants et responsables politiques locaux.
Réagissant à cet engouement, Ndeye Daba Séne , figure politique du Sine surnommée la “Bâtisseuse du Sine” et comptable matière à PROMOVILLE et membre fondateur kIIRAYE , a d’abord appelé à l’unité : « Vous avez vu l’engouement mais je vous assure que nous sommes tous des frères et sœurs au service du président de la République. Monsieur le ministre, on a bien saisi votre message et vos directives, nous en ferons notre possible », a-t-elle déclaré.
Un plaidoyer pour un rééquilibrage politique :
Mais au-delà de l’accueil, Ndeye Daba Séne a saisi l’occasion pour poser un diagnostic jugé préoccupant sur la représentation politique de Fatick.
« Cependant, selon elle, Fatick a besoin d’être renforcé politiquement. Nous avons que deux directeurs généraux et un ministre et Fatick a 17 communes », a-t-elle plaidé.
Pour la responsable, ce déséquilibre pose de véritables défis pour le développement du département. Avec 17 communes aux réalités différentes, Fatick fait face à d’importants enjeux : désenclavement, accès à l’emploi des jeunes, modernisation de l’agriculture, infrastructures sanitaires et scolaires.
Selon elle, sans une plus forte présence de cadres du Sine dans les postes de décision au niveau national, il est difficile de porter efficacement ces dossiers et de défendre les intérêts du territoire dans les arbitrages budgétaires.
La venue du ministre chargé de la massification intervient justement dans ce contexte. La mission est de remobiliser la base, élargir l’implantation du parti et préparer les échéances futures.
Pour Ndeye Daba Séne, la massification ne peut réussir que si elle s’accompagne d’un renforcement institutionnel . “Donner plus de responsabilités aux fils et filles de Fatick, c’est donner plus de chances au département de peser et de bénéficier des projets structurants”, soutient-elle.
En s’adressant directement au ministre, la “Bâtisseuse du Sine” lance donc un message clair : l’engagement des militants est total, mais il doit être accompagné par une meilleure reconnaissance politique du Sine au plus haut sommet de l’État.
Moustapha NDIAYE
