Chocs climatiques dans le Sahel: Le MESRI propose une approche intégrée de la résilience climatique
Le Sahel est une région stratégique pour l’Afrique et pour le monde. Toutefois, elle demeure l’une des plus vulnérables aux chocs climatiques. Les sécheresses, les inondations et les tempêtes de sable sont devenues des phénomènes récurrents qui affectent les moyens de subsistance des populations, exacerbent les tensions sociales et menacent la stabilité régionale.
Malgré ces défis, les pays du Sahel font preuve de résilience et nourrissent l’espoir de faire de la science un levier durable pour faire face aux conséquences du changement climatique. Cet espoir est porté par des communautés locales qui ont développé des stratégies innovantes pour s’adapter aux mutations climatiques, préserver les ressources naturelles et promouvoir la paix ainsi que la stabilité.
C’est ce qui est ressorti, hier, de la rencontre West Africa Climate Resilience Summit. Cet événement de haute importance, organisé par la Pontifical Academy of Sciences et la Pontifical Academy of Social Sciences, en partenariat avec le Centre de Suivi Écologique et Akademiya 2063, a été présidé par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Daouda Ngom.
Dans le prolongement de la rencontre de Nairobi tenue en juillet 2025, ce sommet vise à mobiliser les communautés scientifiques, les décideurs publics, les collectivités territoriales, les partenaires techniques et financiers, le secteur privé, les organisations de jeunesse ainsi que la société civile autour d’une approche intégrée de la résilience climatique.
« Le Sahel est une région qui a beaucoup à offrir au monde, en termes de ressources naturelles, de diversité culturelle et de potentiel économique. Nous devons travailler ensemble pour libérer ce potentiel et promouvoir un développement durable et équitable », a déclaré le Pr Daouda Ngom.
Dans la même dynamique, il a insisté sur le rôle central des institutions d’enseignement supérieur et de recherche dans ce processus. « Votre contribution est essentielle pour produire des connaissances, innover et accompagner les politiques publiques de résilience », a-t-il souligné.
Enfin, il a estimé que « la tenue de cet événement à Dakar constitue une opportunité stratégique pour le Sénégal, en ce qu’elle consolide son positionnement en tant que pôle régional de référence en matière de recherche et d’innovation sur le climat et le développement durable».
Pape Bakary DIATTA
