Le rejet du projet de Loi de finances rectificative (LFR) 2026 par les députés de la majorité parlementaire constitue un signal préoccupant dans un contexte où le Sénégal a plus que jamais besoin de cohérence, de responsabilité et de solidarité dans la conduite des affaires publiques.
En ma double qualité de responsable politique de Kiiraay à Nguéniène et de président du Mouvement INWI, je tiens à exprimer ma profonde préoccupation face à cette situation qui intervient à un moment crucial de la mise en œuvre des politiques publiques engagées par les nouvelles autorités.
Si le débat parlementaire est une exigence fondamentale de notre démocratie, le rejet d’un instrument aussi important que la Loi de finances rectificative appelle néanmoins à une réflexion sérieuse sur les conséquences d’une telle décision pour la continuité de l’action gouvernementale et la satisfaction des besoins des populations.
La politique ne saurait être un terrain de confrontation permanente, encore moins un espace où les divergences et les ambitions individuelles prennent le pas sur l’intérêt général. Les responsabilités institutionnelles imposent de la hauteur, du discernement et surtout un sens élevé de l’État.
Je réaffirme, à cet égard, mon soutien au Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, ainsi qu’à sa vision de transformation systémique du Sénégal. Les efforts consentis pour redresser les finances publiques, restaurer la crédibilité de notre pays auprès de ses partenaires et impulser une nouvelle dynamique économique méritent d’être accompagnés avec responsabilité.
Je salue également son engagement personnel dans la préparation des Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, un événement historique qui place le Sénégal et l’Afrique au cœur de l’actualité sportive mondiale.
Notre pays ne peut se permettre des contradictions permanentes entre les ambitions affichées et les actes posés. La rupture promise aux Sénégalais doit d’abord se traduire par la cohérence, la discipline collective et la primauté de l’intérêt national.
J’invite ainsi les responsables politiques, les élus et l’ensemble des acteurs de la majorité à privilégier le dialogue, la concertation et le dépassement des divergences. Il est essentiel de préserver la confiance des Sénégalais et de ne pas compromettre les espoirs suscités par l’alternance.
Mon engagement aux côtés du Président Bassirou Diomaye Faye demeure intact. Je reste convaincu que la réussite du projet de transformation nationale exige l’unité des forces qui portent le changement, la stabilité des institutions et une mobilisation permanente au service des populations.
À Nguéniène comme partout ailleurs au Sénégal, nous continuerons à porter les idéaux de justice sociale, de souveraineté, de solidarité et de développement.
Le Sénégal est plus grand que nos divergences. L’intérêt du peuple doit toujours primer sur les calculs politiques.
Bougar DIOUF
Responsable politique de Kiiraay à Nguéniène
Président du Mouvement INWI
