Vraiment, cette contribution de Baba Aidara, intitulée « Mercredi Moubarack », publiée ce 30 septembre 2026, outre son subjectivisme à l’encontre du Professeur Maritew Niane — à qui je laisse le soin de réagir, s’il le juge nécessaire — est impertinente par son contenu au regard du passé et de l’avenir de la ville de Saint-Louis.
À sa décharge, le Professeur Maritew Niane fait ses propositions sur l’écologie en rapport avec Saint-Louis parce qu’il connaît bien cette ville.
La ville de Saint-Louis, pour celles et ceux qui sont nés à la fin des années 1950 et au début des indépendances, était verdoyante à l’époque coloniale et au début de nos indépendances, avec ses belles avenues bordées de cocotiers et de palmiers : avenue Jean-Mermoz, avenue Dodds, avenue Général-de-Gaulle, etc.
Avec son climat sahélo-saharien, beaucoup de maisons de cette ville possédaient des vignes et produisaient du raisin. C’était notamment le cas chez ma grand-mère, dans le quartier Nord, sur les berges du petit bras du fleuve Sénégal.
Le quartier de Sor, avec son Jardin d’essais qui abrite les services de l’ISRA, ainsi que le quartier de Bango, étaient de véritables quartiers-jardins.
Je n’oublie pas non plus les cours d’eau qui traversent et découpent la ville en trois magnifiques morceaux et qui, vus du ciel, épousent la forme du nom de Dieu, Ilahi (اله). Et, last but not least, l’embouchure où se rencontrent, sans se mélanger, les eaux du fleuve Sénégal et celles de l’océan Atlantique.
Prôner une ville écologique à Saint-Louis, comme le fait le Professeur Maritew Niane, c’est réconcilier Saint-Louis avec son histoire véritable, d’une part, et, d’autre part, c’est aussi prendre en compte les conséquences négatives de l’exploitation du gaz et du pétrole sur cette ville tricentenaire.
Un Domou Ndar !
Ce 1er octobre 2026
Youssou Diallo
