Réponse à Amadou Ba
Cher Amadou Ba,
Nous avons démissionné pour servir, non pour nous servir. Nous avons répondu à l’appel de la République, non à celui des postes. Notre engagement est guidé par la constance, la responsabilité et la loyauté envers un peuple qui nous a fait confiance.
Cette décision n’a jamais été un calcul de circonstance. Elle est l’expression d’une conviction profonde que rien, ni les intrigues ni les rancœurs personnelles, ne saurait ébranler.
Servir n’est pas un privilège : c’est un devoir et une exigence de redevabilité. Et le plus grand poste que nous occupons aujourd’hui au sein de KIIRAAY, celui que vous semblez ignorer, nous l’exerçons sans nomination ni décret : c’est le terrain.
Ce terrain qui nous rapproche chaque jour du peuple, qui nous permet de comprendre ses urgences, ses attentes et ses doutes, et qui, patiemment, construit son adhésion à l’idéal de KIIRAAY.
Le terrain ne se décrète pas depuis un bureau. Il se conquiert dans la proximité, dans l’écoute et dans la présence constante auprès de celles et ceux qui n’ont souvent que leur voix pour se faire entendre.
C’est précisément ce même terrain, à travers une véritable opération Phénix, qui vous a relégué au second plan. Nous comprenons la colère qui peut en découler. Toute ambition contrariée peut engendrer une forme d’amertume. Mais aucune colère, si compréhensible soit-elle dans son ressort personnel, ne remettra en cause notre engagement ni ne détournera notre trajectoire.
Car là où certains cherchent une place, nous cherchons une utilité. Là où certains comptent les postes, nous comptons les cœurs conquis.
Nous ne courons pas derrière les postes : notre poste, c’est le peuple.
Nous ne quêtons pas de mandat : notre mandat, c’est le service.
Nous ne mendions pas de légitimité : notre légitimité se conquiert sur le terrain, jour après jour, dans l’effort et la constance, loin des combines et des calculs de couloir.
Moi, KIIRAAYISTE, mon poste est le terrain.
Moi, KIIRAAYISTE, je suis missionnaire au service du peuple souverain.
Moi, KIIRAAYISTE, je ne cherche pas à me servir : je m’engage à servir.
Plus que jamais, je reste déterminé à poursuivre ce chemin avec fidélité, constance et loyauté, convaincu qu’en politique, les titres peuvent être attribués par décret, mais que la confiance du peuple, elle, ne s’octroie pas.
Elle se mérite. Elle se construit. Elle se conquiert sur le terrain, dans la vérité des rapports humains, et non dans l’illusion des nominations.
Le terrain est notre poste.
Le peuple est notre boussole.
KIIRAAY est notre engagement.
Mamadou DIOUF
KIIRAAY DIOUROUP
Membre fondateur de KIIRAAY
Mamadou Diouf répond à Amadou Ba: «Le terrain est notre poste, le peuple est notre boussole»

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