Crise institutionnelle : El Malick Ndiaye démissionne de la présidence de l’Assemblée nationale
Le responsable de PASTEF invoque «l’intérêt supérieur de la Nation »
Coup de tonnerre sur la scène politique sénégalaise. El Malick Ndiaye a annoncé sa démission de ses fonctions de président de l’Assemblée nationale du Sénégal, à travers une déclaration solennelle adressée aux Sénégalais.
Dans un message empreint de gravité et de retenue, l’ex président de l’institution parlementaire affirme avoir pris cette décision « après une profonde réflexion », invoquant un choix personnel fondé sur « le sens de l’État », « la responsabilité publique » et « l’intérêt supérieur de la Nation ».
Sans évoquer explicitement les raisons politiques immédiates de son départ, El Malick Ndiaye insiste sur la nécessité de préserver « la stabilité des institutions », « la paix civile » et « la cohésion nationale », dans un contexte marqué par de fortes turbulences politiques au sommet de l’État.
Durant son passage à la tête de l’Assemblée nationale, il dit avoir œuvré au renforcement du Parlement sénégalais, notamment à travers la modernisation de l’institution, la consolidation des mécanismes de transparence et le rayonnement du pouvoir législatif sur les scènes nationale et internationale.
Dans son adresse, El Malick Ndiaye a également tenu à remercier l’ensemble des députés, de la majorité comme de l’opposition, ainsi que l’administration parlementaire et les membres de son cabinet pour leur collaboration tout au long de son mandat.
Le désormais ex président de l’Assemblée nationale a aussi adressé un message appuyé aux militants et responsables du parti PASTEF, formation sous la bannière de laquelle il avait été investi. Il a salué leur « fidélité aux idéaux de transformation » et leur engagement constant.
Malgré son retrait du perchoir, El Malick Ndiaye assure qu’il poursuivra son engagement au service du Sénégal, de la démocratie et de la République.
Cette démission intervient dans un climat politique particulièrement sensible et ouvre une nouvelle séquence institutionnelle dont les conséquences pourraient rapidement rebattre les cartes au sein du pouvoir.
