Assassinat de Mme Marie Louise Ndour: La RADDHO promet un accompagnement psycho-social aux enfants de la victime

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Fatick: Deux activités phares ont marqué la tournée à Fatick dune délégation de la Rencontre Africaine pour la défense des droits humains (RADDHO) avant hier jeudi 26 juin 2025.

Ainsi, avec à leur tête, Mr Frédéric Philippe Diouf, chargé de l’éducation et de la formation, les membres de la RADDHO ont eu à rendre une visite à Ndiouwar à la famille de la défunte Mme Marie Louise Ndour qui, on se souvient avait été sauvagement tuée par son mari le 17 Mai 2025 plus exactement. Et, à qui la RADDHO, fidèle à sa mission, a présenté ses condoléances et sa compassion à la famille éplorée. Le coordonnateur régional de l’organisation de défense des droits humains, Younousse Mansaly, au nom de la délégation, a laissé entendre, « qu’un accompagnement psycho-social conséquent des enfants de la victime sera assuré par la RADDHO ».

Dans la foulée de la visite à Fatick, la délégation a été reçue à la préfecture de Fatick, par le préfet du département. Une occasion pour le chef de délégation, Frédéric Philippe Diouf, chargé de l’éducation et de la formation à la RADDHO, d’aborder dans le cadre d’échange et de convivialité des sujets relatifs à la situation des enfants non-inscrits dans les registres d’état civil, la violence basée sur le genre(VBG) mais également d’autres questions d’ordre général sur les droits humains.

Aussi, comme a tenu à le préciser le chargé de l’éducation et de la formation de la RADDHO, « notre visite à Fatick est de nous permettre de nous imprégner des conditions de nos observatoires qui sont dans les 14 régions, de centraliser les droits de l’homme pour mieux nous imprégner du travail qu’ils abattent et qui est formidable avec peu de moyens. Mais également, il s’agit de voir aussi dans quelle mesure le niveau central pourrait les appuyer pour surmonter un peu les contraintes et les difficultés auxquelles ils sont confrontés ».

Mr Frédéric Philippe Diouf, est revenu également sur la visite dans le village de Ndiouwar évoqué plus haut mais surtout, il a évoqué l’audience que leur a accordé le Préfet de Fatick. Selon lui, « cette rencontre avec l’autorité administrative, s’était inscrite dans le cadre d’une visite de courtoisie, mais avec un de nos partenaires parce que le préfet représente l’État alors que nous, nous sommes de la société civile, une organisation de droits humains qui vient en appoint à l’État qui est garant de la ratification et de l’engagement. Puisque c’est l’État qui ratifie, c’est l’État qui s’engage et nous, nous faisons le travail de vulgarisation, de sensibilisation et de formation sur les droits humains. Et de ce point de vue-là, nous pensons que nous sommes des partenaires ».

Mais, à travers une nouvelle vision, la Rencontre Africaine pour la défense des droits humains (RADDHO) fonctionne selon, Mr Frédéric Philippe Diouf, « avec un autre paradigme, en travaillant de concert avec l’État bien évidemment, pour non seulement le respect des droits humains, mais pour surtout pour l’approfondissement de la démocratie et de l’État de droit. Ce qui ne nous empêche pas, évidemment, d’avoir notre liberté et de pouvoir dénoncer quand il y a des choses à dénoncer. Mais, avec l’État qui est notre partenaire, nous pensons qu’on est sur la même longueur d’onde ». 

Cependant, a indiqué le chargé de l’éducation et de la formation de la RADDHO, « sur les problématiques des droits humains, la particularité de la région de Fatick se situe sur l’état civil où le problème demeure sur le nombre d’enfants non-inscrits sur les registres de l’État civil ce qui est valable dans tout le territoire national ».

Mais, ajoute Mr Diouf, « il y a également la question des violences basées sur le genre qui, il faut le rappeler aussi, n’est pas spécifique à la région de Fatick. Maintenant que ces questions-là se posent dans des contextes différents, si on veut les prendre en charge, on est obligé aussi de considérer le contexte dans lequel ces problèmes se posent et de voir quelles sont les stratégies les meilleures pour en venir à bout ». 

Mais pour Frédéric Philippe Diouf, chargé de l’éducation et de la formation, « dans tous les cas, nous pensons qu’il y a une exigence de sensibilisation, une exigence de formation pour que les populations puissent s’approprier les droits humains. Parce que beaucoup de violations sont faites en ignorance des droits humains. Et de ce point de vue, la RADDHO et toutes les organisations de droits humains doivent s’atteler à une vaste sensibilisation sur les droits humains pour que nul n’en ignore ».

Mohamadou SAGNE

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