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C’est une lapalissade de dire que le Sénégal est une démocratie. L’option-adoption et la pérennisation de ce modèle politique n’est pas le fait d’un hasard. C’est plutôt le couronnement d’un long processus incarné et conduit par des générations d’hommes et femmes au prix d’immenses sacrifices. Il aura fallu des décennies de luttes héroïques pour en arriver à l’instauration d’un tel système où la liberté d’associations, la liberté d’expression sont des droits fondamentaux consacrés.

Liberté d’expression !

Oui en démocratie tout citoyen peut exprimer ses opinions. Mais il urge de rappeler à nouveau qu’une liberté d’expression n’est jamais absolue. Elle a toujours des limites, des barrières à ne pas franchir. Si l’expression des idées, des opinions arrive à heurter ou à bafouer la dignité humaine alors, elle devient un cas d’abus.  Personne n’a le droit sous le manteau de la liberté d’expression ; de caractériser, diffamer, insulter, porter atteinte à l’honneur des citoyens. C’est inacceptable, c’est intolérable, c’est inadmissible.

Ce qui s’est passé récemment dans un débat public sur un plateau de télévision est plus qu’indécent. Traiter une haute et aussi respectable personnalité de l’Etat par des propos orduriers avec des qualificatifs les plus abjects me fait dire que trop c’est trop. Attention ! Trop me semble trop : l’excès est agaçant. N’est-ce pas un adage wolof qui dit:  «douma top diwe booba fanguène dièm soriwoul »

Assurément ces dérives langagières portées sur ceux-là même que le suffrage universel confère la légalité et la légitimité de conduire aux destinées de notre chère nation, sont absolument à proscrire. Et d’ailleurs au-delà de l’autorité, tout citoyen a droit d’être traité avec dignité, son honorabilité préservée.

L’Etat au premier plan à la responsabilité de réguler et assainir les débats publics et d’en extirper les insanités du genre. Du reste, nous nous en remettons à l’arbitrage de nos solides institutions, garantes de l’intégrité physique et morale de tous les citoyens.

En tout état de cause, il est temps d’agir. 

Ousmane NDOUR, Professeur à la retraite, Darou Salam Fatick

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