Relance du Parti Socialiste: Dibcor Faye trace la voie d’un socialisme de responsabilité et d’alternative  

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À l’occasion de l’Assemblée générale de relance des activités du Parti socialiste, le Secrétaire général du Mouvement des Élèves et Étudiants Socialistes (MEES), Dibcor Faye, a livré un discours dense, structuré et profondément politique. Entre fidélité à l’héritage senghorien, regard lucide sur le Sénégal d’aujourd’hui et appel à la transformation du Parti socialiste, le jeune leader s’impose comme une voix générationnelle qui compte désormais dans le débat national.

 Ce 20 décembre, date hautement symbolique marquant l’anniversaire de la disparition de Léopold Sédar Senghor, Dibcor Faye n’a pas seulement rendu hommage au Poète-Président. Il a inscrit son discours dans le temps long de l’histoire, convoquant Senghor, Cheikh Anta Diop, Aimé Césaire, Nelson Mandela ou encore Thomas Sankara, pour poser une réflexion politique exigeante, loin des slogans et des facilités.

Face à un auditoire composé de militants, de responsables politiques, de jeunes et d’acteurs sociaux, le Secrétaire général du MEES a dressé un diagnostic sans complaisance du Sénégal contemporain. Reconnaissant l’espoir populaire ayant porté le régime actuel, il a néanmoins pointé un déficit de méthode, de cohérence et de responsabilité morale dans l’exercice du pouvoir. Pour Dibcor Faye, gouverner ne saurait se réduire à la communication : c’est d’abord un acte éthique fondé sur la justice, la stabilité et la confiance.

Mais c’est surtout à son propre camp qu’il s’est adressé avec franchise. Le Parti socialiste, a-t-il martelé, ne peut plus vivre uniquement sur la mémoire de ses grandes réalisations. Héritier de l’État moderne sénégalais, il lui revient aujourd’hui d’assumer ses zones d’ombre, de se réinventer et de préparer l’avenir. Une transformation qui passe, selon lui, par une jeunesse ni insolente ni soumise, mais consciente de sa responsabilité historique.

Refusant à la fois la nostalgie et l’improvisation, Dibcor Faye a défendu l’idée d’une alternative politique posée, structurée et morale, capable de rassembler les différentes couches sociales : enseignants, paysans, femmes, jeunes, chefs religieux, syndicats et diaspora. Une alternative fondée sur l’écoute, la prévision et le sens de l’État.


En filigrane, le discours du leader estudiantin a pris des allures de signal politique majeur. Plus qu’un meeting de relance, cette assemblée générale aura marqué l’affirmation d’une génération décidée à peser sur le devenir du Parti socialiste et, au-delà, sur l’avenir du Sénégal.

 Abdou Latif NDIAYE

 

 

 

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