Pêche maritime-Controverse autour des licences: Les armateurs affiliés à la CAPS démentent les propos du SG de GAIPES

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peche gaipes

Une nouvelle polémique agite le secteur de la pêche maritime sénégalaise à la
suite de la récente sortie médiatique du Secrétaire général du Groupement des
armateurs et industriels de la pêche au Sénégal (GAIPES), Allassane Dieng.
Dans l’édition de ce lundi du journal L’Info, ce dernier soutient que l’ancien
régime aurait accordé des licences de pêche à des navires présentés comme
sénégalais, mais qui seraient en réalité d’origine étrangère. Il affirme également
qu’un an après la fin des accords de pêche avec l’Union européenne, cette
situation continuerait de contribuer à la raréfaction des ressources
halieutiques.

Des déclarations que les armateurs affiliés à la coalition des acteurs de la pêche du
Sénégal (CAPS) rejettent catégoriquement. Ces derniers s’inscrivent en faux contre
ce qu’ils qualifient d’allégations « non fondées » et « déconnectées de la réalité du
secteur ».
Selon plusieurs responsables d’armements, la présence majoritaire de navires
d’origine étrangère battant pavillon sénégalais ne constitue ni une nouveauté ni une
conséquence directe des décisions de l’ancien régime ni de manquements dans les
décisions du nouveau régime. « Cette configuration a toujours existé et est
parfaitement connue des acteurs du secteur », soutiennent-ils. À les en croire, seuls
trois armateurs sénégalais disposent aujourd’hui de navires congélateurs
entièrement sénégalais. Il s’agit de l'armement EDB, de l'armement AEN et
l'armement EMS.
Pour le reste, affirment-ils, l’ensemble des autres armements opérant sous pavillon
sénégalais sont d’origine étrangère, notamment d’origine espagnole, Française, y
compris certains navires affiliés au GAIPES lui-même, l’organisation dirigée par M.
Dieng. Une situation qui, selon eux, rend les accusations du Secrétaire général pour
le moins paradoxales.
Les armateurs contestent également le lien établi par le SG de GAIPES entre la
nationalité des navires et la raréfaction du poisson. Ils estiment que la diminution des
ressources halieutiques obéit à des facteurs multiples, notamment la pression
globale sur les stocks, la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), ainsi
que les effets du changement climatique, plutôt qu’à la seule question des licences
accordées à des navires d’origine étrangère.
Appelant à plus de responsabilité et de rigueur dans la communication publique, les
armateurs exhortent les dirigeants du GAIPES à éviter toute stigmatisation et à
privilégier un débat basé sur des données objectives et vérifiables. Pour eux, seule
une approche concertée, inclusive et transparente permettra d’apporter des
réponses durables aux défis majeurs auxquels fait face la pêche maritime

sénégalaise, un secteur vital pour l’économie nationale et la sécurité alimentaire du
pays.
Ibrahima khalil Dieng

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