Par devoir de soutien à une politique publique décomplexée.
Le Sénégal est un pays béni.
Une bénédiction qui ne souffre d’aucune ambiguïté .
Béni dans la spiritualité par nos aïeux Erudits de l ‘ Islam , socles , piliers et supports d’une République éprise de paix de fraternité et de concorde nationale.
Béni par une croyance à Allah swt et aux préceptes de l’islam tels que enseignés par.son Prophète Mohamed Saw pour les musulmans et par Jésus Christ pour les croyants catholiques.
Béni par sa position géographique et stratégique qui encouragea le colonisateur de choisir Dakar comme capitale de l’Afrique Occidentale Française AOF
Béni par la présence très tôt de l’école du colonisateur qui a produit les premiers grands intellectuels de l’Afrique francophone.
Béni par la construction de véritables villes avec des infrastructures que l’on ne pouvait rencontrer nulle part en Afrique au sud du Sahara.
Béni par une démocratie vieille de trois alternances qui ont fini d’élever notre pays au pinacle des grandes nations .
Béni par un peuple fortement ancré aux valeurs de jom , de teranga, de gacce de nawle ……..etc .
Béni par la découverte du gaz et du pétrole qui à coup sûr finiront par transformer le Sénégal positivement.
Béni pour avoir séduit l’occident de la bravoure de ses soldats lors de la deuxième guerre mondiale pour la libération de la France .
Ce pays béni a la chance après (65) soixante cinq années d’indépendance d’élire un Président de la République âgé de moins de cinquante ans.
Un Président qui n’a connu ni la sécheresse des années 70 encore moins l’ajustement structurel des politiques publiques et la dévaluation du franc CFA par rapport au franc français .
Un Président formé au Sénégal par l’école et l’université sénégalaises .
Un Président issu du mouvement syndical , devenu politicien et Secrétaire Général du parti politique PASTEF dirigé par son ami et frère Ousmane Sonko chantre et Leader incontesté du souverainisme et de la souveraineté nationale.
Ce rappel est à la fois important et inspirant .
Il faut aussi rappeler que tous les autres Présidents Leopold Sedar Senghor, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade ont tous fait leurs humanités en France et qu’il leur était difficile de s ‘affranchir de cette paternité occidentale .
Aucun parmi eux n’a pu faire face à ce diktat de l’hexagone.
Certains diront qu’ils n’ont connu que cette forme de gouvernance pour ne pas oser franchir le rubicon .
Le complexe de vivre avec ces tares était donc là enraciné. Les institutions de Bretton Woods, le FMI et la Banque Mondiale continuaient d’arroser nos pauvres populations par des prêts et dettes insupportables et qui ne seront jamais soldées.
L’aide au développement, formule quasi connue de tous les Africains a fini de montrer ses limites et il est temps de réfléchir ensemble sur une autre formule de gouvernance et de partenariat gagnant gagnant qui passe nécessairement par mettre en avant la souveraineté du Sénégal.
Cette souveraineté est non négociable et appelle de mon point de vue une union sacrée des cœurs et des esprits de tous les citoyens sénégalais de tout bord confondu, ne serait ce de mettre de côté nos ego et nos chapelles politiques .
J’ai délibérément fait abstraction de la gouvernance Macky 2.2 qui normalement devait porter le flambeau de la souveraineté nationale compte tenu de l’exception qu’il constituait .
Le connaissant , j’avais très tôt alerte sur son incapacité de faire mieux que ses prédécesseurs.
Le décor est donc campé.
Il faut donc éviter de s’agripper sur des concepts sans contenus rien que pour amuser la galerie .
Les Sénégalais fondent beaucoup d’espoir sur le Duo Diomaye-Sonko. Il faut les rappeler très souvent à l’ordre pour leur faire comprendre qu’ils sont tenus de respecter à la lettre les promesses tenues auprès des populations qui deviennent de plus en plus exigeantes et soucieuses de leur bulletin de vote .
Le prétexte de ce papier est loin d’appeler au boycott des institutions financières internationales (ce qui d’ailleurs est impossible) mais de prouver qu’aujourd’hui plus que jamais les autorités en charge de gérer ce pays doivent faire preuve de lucidité et de collaboration avec l’intelligentsia sénégalaise et éviter de se recroqueviller autour de concepts vides sans lendemain meilleur .
La réussite de la conduite des politiques publiques passe par un choix judicieux de cadres sénégalais sérieux bien formé, compétent et soucieux de l’intérêt général.
On ne doit plus accepter au sénégal les passe droit et le copinage en terme de nomination et de recrutement. Le sérieux et la compétence doivent faire foi .
C’est le lieu de rappeler d’ailleurs aux nouvelles leur promesse de recrutement à la carte .
Le soutien attendu du peuple est un soutien de raison qui commence par la croyance en soi . Il ne doit plus être question de pilotage à vue . Tout doit se faire sur la base de compromis et non de compromission.
Les états généraux de la fonction publique restent et demeurent une exigence , une nécessité voire une obligation.
Tous les codes de conduite des ministères doivent être reconsidérés conformément à la souveraineté nationale tant réclamée. Il n’est plus question de copier coller des codes des administrations coloniales. Tout doit être adapté à nos réalités locales.
Les manuels de procédures authentifiés et adaptables à la souveraineté doivent être élaborés et imposés à toutes les directions nationales.
L’exemple du code de l’urbanisme dans sa partie réglementaire récemment publié par décret est illustratif d’un code qui en réalité ne s’adresse pas directement à nos vécus conformément aux plans d’aménagement qui ne reflètent plus la réalité du terrain.
Tout est donc à refaire pour être en phase avec notre souveraineté nationale.
Abdou Karim Sakho
Expert Urbaniste
MBA en Management Stratégique
