Nul n’a le droit de transmettre de façon volontiers une maladie aussi grave que le Sida sans attendre des poursuites criminelles judiciaires.

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Nul n'a le droit... Bougar DIOUF

Dans le fonctionnement normal du système de santé, le secret médical est un principe fondamental. Les bulletins sanitaires des patients ne doivent pas être exposés publiquement. C’est une règle essentielle qui protège la dignité et les droits de chacun.

Cependant, une situation change de nature lorsqu’une personne atteinte d’une maladie contagieuse qu’il s’agisse du VIH ou de toute autre infection transmissible agit en toute connaissance de cause pour contaminer volontairement d’autres personnes.

Si un individu sait qu’il est porteur du virus, qu’il n’informe pas ses partenaires et qu’il utilise en plus des moyens financiers pour faciliter des relations sexuelles ou tout autre méthode dans le but de transmettre la maladie, on ne peut plus parler d’un simple patient. Il s’agit alors d’un acte délibéré et les gens ont le droit d’être informé.

À partir du moment où il y a intention consciente de nuire et organisation de la transmission, nous ne sommes plus dans le champ strictement sanitaire, mais dans celui du pénal. Ce comportement relève d’une responsabilité criminelle. Dans ce cas précis, la question ne porte plus seulement sur la protection du secret médical, mais sur la qualification juridique d’actes qui mettent en danger la vie d’autrui.

Dans un tel contexte, Ousmane SONKO devait s’exprimer avec clarté et fermeté, en distinguant la protection des patients respectueux de la loi et la poursuite des individus qui, volontairement, transforment une maladie en arme contre d’autres citoyens.

Par ailleurs, le débat ne devrait pas, selon cette logique, se limiter à la question de l’orientation sexuelle, mais porter sur la nature des actes. L’enjeu, pour certains, serait de criminaliser les comportements jugés contraires aux normes établies par la loi, notamment lorsqu’ils impliquent violence, contrainte ou atteinte à l’intégrité d’autrui.

Le Président Mr Bougar DIOUF

Union des Panafricanistes Sénégalais – UPS

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