Couverture des compétitions de la CAN: L’AIPS/Afrique honore des journalistes sportifs
Ils ont couvert dix (10) CAN ou plus contre vents et marées, sous la pluie ou le soleil et parfois
même dans l’insécurité en pays étranger. Mais ils se sont acquittés avec professionnalisme et
déontologie de la mission qui leur a été confiée ; c’est à dire rendre fidèlement compte de ce
qu’ils ont vécu sur les terrains d’Afrique. Ces hommes de la plume, du micro ou de la caméra, ce
sont les journalistes sportifs africains qui ont fait honneur à l’Association internationale de la
Presse Sportive/Section Afrique (AIPS/Afrique).

Le nouveau bureau Afrique de la FIFA à Rabat a reçu à quelques heures de la finale de la CAN Maroc
2025, les reporters sportifs du continent dans le cadre d’une cérémonie solennelle organisée par
l’AIPS/Afrique. La 2e édition des AIPS/Afrique Awards ou « Journalistes sur le podium », a vécue un des
moments les plus intenses de son existence. Cette organisation présidée par notre compatriote
Abdoulaye Thiam, par ailleurs président de l’ANPS (Association Nationale de la Presse Sportive
Sénégalaise), a rendu un vibrant hommage à des journalistes africains ayant couvert 10 Coupes
d’Afrique des nations (CAN) ou plus.
Parmi eux, d’illustres doyens de la presse sportive sénégalaise comme votre serviteur, Cheikh
Fantamady (ex Soleil), Adama Kandé (2sTv) et Youssouph Badji (Vox Pop) mais aussi Abdoulaye Diaw
(ex RTS), Mamadou Koumé (ancien DG de l’APS), Pape Saine (Gambie), Amadou Touré (Mali), Nana
Paul Sabin (Cameroun), Moctar Hmima (Tunisie), entre autres.
Ce fut d’abord un message vidéo du président de l’AIPS/Monde Gianni Merlo qui a félicité les
récipiendaires avant que le président Abdoulaye Thiam ne prenne la parole pour évoquer la célébration
d’une excellence. « Ce n’est pas ma fête, nous sommes réunis pour célébrer l’excellence. Nous sommes
au Maroc pour fêter le football africain. L’AIPS a fêté ses 100 ans en été 2024 à Paris, en France. Elle
est donc plus ancienne que la CAF. Nous avons jugé important de fêter l’excellence. En effet, nous
avons l’habitude de parler des joueurs, dirigeants mais il est très rare de parler de nous », a-t-il dit. Selon
lui, si toutes ces personnalités sportives ont été mises sur orbite, c’est grâce à la presse (radio, télé,
presse écrite, web).
Aussi, il a indiqué que l’Afrique est le continent de l’avenir, car sur les 3500 accrédités, l’écrasante
majorité est composée de journalistes africains qui sont venus porter le flambeau. « Le drapeau africain
doit donc trôner partout. L’idée de ces AIPS Awards était de récompenser les journalistes qui ont eu à
couvrir 10 CAN. Mais il ne faut pas oublier ceux qui ont marqué leur temps. Par exemple, moi, je ne pèse
pas assez lourd devant Mamadou Koumé, Abdoulaye Diaw, Cheikh Fantamady Kondé (Guinée) et
autres ainés qui ont montré le chemin à suivre non sans accompagner les générations de journalistes. Je
les remercie pour ce qu’ils ont fait pour leurs pays. », a déclaré Abdoulaye Thiam.
Invité à cette cérémonie, le directeur de la communication de la CAF, Luc September, a insisté sur la
nécessité de rester unis pour frapper plus fort. Pour, dit-il, apporter de la valeur ajoutée et non rester un
réservoir de voix. De son côté, Mohamed Ben Chérif, représentant de l’Association sportive marocaine, a
convoqué le message du Roi Mohamed VI sur le rôle de la presse sportive en tant que partenaire
incontournable.
D’où la nécessité à agir, selon lui, en toute liberté et responsabilité dans le respect des règles du sport de
manière à toujours faire prévaloir ses intérêts. « A travers cet événement, l’AIPS Afrique célèbre la
longévité et la crédibilité du football sur l’échiquier mondial. C’est de longues années de passion et
d’engagement au service du football africain », a-t-il ajouté.
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, qui a débarqué au moment de la remise des prix, a souhaité la
bienvenue aux reporters sportifs au Bureau de la FIFA/Afrique à Rabat : « Vous êtes chez vous. C’est un
plaisir d’être ici, avec vous, un moment de bonheur, de joie, le jour de la finale de cette CAN qui a montré
le niveau atteint par le football africain. Nous devons être fiers de ce qu’a fait la CAF, mais aussi le Maroc
et les pays participants. Je m’en réjouis car c’est l’année de la Coupe du monde. On part donc, de la
meilleure des façons, vers un Mondial qui verra 9 ou 10 pays africains participants, après des décennies
où il y en avait 5 », a dit le président de la FIFA.
A son avis, le monde pourra voir par lui-même ce que l’Afrique peut faire. « Merci d’être toujours
présents pour relater les idoles, ceux qui font battre le cœur des fans. C’est grâce à vous que le football
est ce qu’il est. C’est pourquoi, en tant que président de la FIFA, je vous remercie toujours pour ce que
vous faites. Lors du dernier Mondial U20, au Chili, j’ai rencontré des jeunes reporters de l’AIPS Monde.
Ils ont relaté ce Mondial remporté par le Maroc avec passion. Je leur ai dit qu’un journaliste peut dire ce
qu’il veut, de belles choses, critiquer les joueurs et dirigeants, mais ce qu’il faut toujours garder, c’est de
protéger le jeu, le football. Parce qu’il y a des millions de filles et de garçons qui aiment le football et qu’il
faut aider afin qu’il en soit ainsi encore. » A l’issue de son intervention, Gianni Infantino a remis un prix à
Abdoulaye Thiam qui a
