CAN 2025 / Soudan-Sénégal (1-3): Un huitième piège bien négocié
Le contexte appelait à la prudence.
Le Soudan, sans complexe, est venu avec un plan clair : bloc médian compact, densité axiale, projections rapides dès la récupération. Pendant une bonne partie de la première période, le Sénégal a été bousculé, parfois même surpris dans l’intensité.
Mais, contrairement, à certains matchs de poule, les Lions n’ont pas paniqué. Ils ont accepté le combat, absorbé la pression, puis progressivement imposé leur supériorité technique et athlétique. Une maîtrise collective en progression, Construction plus fluide
Le Sénégal a montré une meilleure circulation du ballon, notamment, dans la relance basse, avec moins de déchet et davantage de mobilité entre les lignes.
La capacité à fixer puis jouer entre les intervalles a fini par user le bloc soudanais.
Transitions enfin tranchantes
Là où les Lions avaient parfois péché par lenteur, ils ont cette fois-ci été verticaux et incisifs, surtout après récupération haute.
C’est précisément dans ces moments que Mbaye a fait la différence, mais, il a été bien accompagné.
Sans Koulibaly, une défense perfectible, mais, solidaire
.
L’absence de Kalidou Koulibaly s’est ressentie : Quelques déséquilibres dans l’axe.
Un but encaissé qui révèle un moment de flottement
Mais, la ligne défensive a su se resserrer, mieux défendre la surface en seconde période et surtout éviter l’emballement.
Ce n’est pas encore une défense impériale, mais, elle a montré caractère et capacité d’adaptation.
Ibrahima Mbaye, symbole d’un basculement générationnel
Mbaye n’est pas un épiphénomène dans ce match : il est le révélateur d’un changement de dynamique.
Il a joué sans complexe
Il a assumé la responsabilité du jeu
Il a incarné une forme de liberté offensive que le Sénégal cherchait
Dans une équipe parfois trop hiérarchisée, Mbaye a rappelé une vérité simple : le leadership se prend, il ne se décrète pas.
Sacré Ibrahima Mbaye
Dans un huitième de finale loin d’être simple, le Sénégal a répondu présent face au Soudan (3-1), porté par un Ibrahima Mbaye étincelant, au point de s’imposer comme le possible homme du match.
À seulement quelques années de ses débuts au Paris Saint-Germain, la pépite sénégalaise a livré une prestation de très haut niveau, décisive à tous les étages. Mbaye a incarné ce qui manquait parfois aux Lions depuis le début du tournoi : audace, verticalité et personnalité.
Techniquement juste, tactiquement intelligent, mentalement au-dessus,
Ibrahima Mbaye n’a pas seulement joué juste, il a joué vrai. Présent dans la construction, tranchant dans les transitions, généreux dans l’effort défensif, il a pesé sur la rencontre bien au-delà des statistiques. Chaque prise de balle apportait du danger, chaque projection créait le déséquilibre.
Dans une équipe privée de son capitaine Kalidou Koulibaly, le jeune Parisien a assumé sans trembler, montrant que la relève sénégalaise est déjà là. Ce match pourrait bien être un tournant dans sa trajectoire internationale, mais aussi dans cette CAN où le Sénégal cherche des leaders nouveaux, capables d’éclairer les moments clés.
Face à un Soudan courageux mais dépassé par l’intensité sénégalaise, Mbaye a envoyé un message clair : le talent, quand il est prêt, n’attend pas l’âge.
Le Sénégal avance. Ibrahima Mbaye s’affirme.

La CAN découvre peut-être une future star.
Le Sénégal monte en puissance, sans encore être au sommet
.
Les signaux positifs sont: Qualification maîtrisée, réponse mentale après le but encaissé, apparition de nouveaux leaders, banc plus concerné.
Les points d’alerte sont: Débuts de match encore trop prudents, défense centrale à stabiliser, dépendance possible à l’inspiration individuelle.
Ce Sénégal-Soudan n’a pas été un récital, mais, il a été un match de maturité.
Les Lions ont montré qu’ils savent souffrir, s’adapter et accélérer au bon moment.
Et surtout, ils ont découvert (ou confirmé) une évidence :
la relève n’est plus une promesse, elle est une réalité.
Le Sénégal avance, avec moins de certitudes… mais plus de solutions.
Par Babou Birame FAYE
