Boycott du “Ndogou” au Palais: La députée Fama Bachir Ba et d’autres élus invoquent la cohérence politique
Le refus de l’honorable Fama Bachir Ba de prendre part au traditionnel “ndogou” organisé au Palais de la République n’est pas un acte isolé. D’autres députés, dont certains sont également maires, ont eux aussi choisi de décliner l’invitation, inscrivant leur décision dans une logique de cohérence politique et de fidélité aux engagements pris devant les électeurs.
Dans une déclaration rendue publique, la députée a clairement assumé son choix, qu’elle présente comme un acte politique réfléchi. « Ce refus n’est ni un caprice, ni une posture, encore moins une manœuvre », a-t-elle affirmé, insistant sur sa volonté de rester fidèle à la rupture promise.
Selon elle, la situation économique et sociale du pays impose une rigueur particulière dans les gestes publics. Elle évoque les difficultés des ménages confrontés à la cherté de la vie, les jeunes en quête de perspectives et les enseignants qui réclament l’application des accords signés. Dans ce contexte, estime-t-elle, chaque symbole doit être en cohérence avec le discours de sobriété et de transformation porté par les responsables publics.
Le boycott de plusieurs élus, parmi lesquels figurent des maires, traduit ainsi un malaise plus large au sein d’une partie de la classe politique qui entend marquer une distance vis-à-vis de certaines pratiques jugées contraires à l’esprit de rupture. Pour ces responsables, il ne s’agit pas d’un débat entre “pro-ndogou” et “anti-ndogou”, mais d’une question de crédibilité et de constance.
Tout en respectant les collègues qui ont fait le choix de participer à la rencontre, les députés frondeurs appellent à un respect mutuel des positions. Ils estiment que la cohérence politique peut parfois exiger une prise de distance symbolique.
En réaffirmant sa fidélité « aux martyrs » et « au peuple », Fama Bachir Ba soutient que la rupture ne doit pas seulement être proclamée, mais incarnée dans les actes. Un message qui, au-delà du simple cadre d’un repas institutionnel, relance le débat sur la portée des symboles en période de contraintes économiques et d’exigence de reddition des comptes.
Abdou Latif NDIAYE
