À l’ouverture du segment présidentiel de la deuxième édition du Sommet de Dakar sur le sport et le développement durable, ce samedi au King Fahd Palace, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé l’ambition du Sénégal de faire du sport un véritable levier de développement économique et social. À la veille de l’ouverture des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le Chef de l’État a notamment insisté sur la nécessité de transformer cet événement historique en un héritage durable au bénéfice des populations et particulièrement de la jeunesse.
Le Sénégal entend faire du sport bien plus qu’un domaine de compétition et de performance. C’est le message porté par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, lors du segment présidentiel de la deuxième édition du Sommet de Dakar sur le sport et le développement durable. Organisée au King Fahd Palace, cette rencontre de haut niveau a réuni plusieurs personnalités de premier plan, parmi lesquelles des chefs d’État et de gouvernement, la présidente du Comité international olympique (CIO), Kirsty Coventry, ainsi que les chefs de délégation présents à Dakar dans le cadre des JOJ 2026.
Situant ce rendez-vous dans la continuité du premier Sommet organisé à Paris en 2024, à l’issue duquel le Sénégal avait été choisi pour accueillir cette deuxième édition, Bassirou Diomaye Faye a souligné la portée historique de l’événement. « Pour la première fois de l’histoire olympique, le cœur de l’Olympisme bat en terre africaine », a-t-il déclaré, mettant ainsi en exergue la dimension continentale de Dakar 2026.
Le Chef de l’État a également lancé un appel à l’observance de la Trêve olympique, dans l’esprit de la résolution présentée par le Sénégal et récemment adoptée par le Conseil exécutif de l’UNESCO. Un plaidoyer qui traduit, selon lui, la vocation du sport à promouvoir la paix, le dialogue et le rapprochement entre les peuples.
Mais au-delà de la portée symbolique de ces Jeux, le président de la République a surtout insisté sur la nécessité d’en assurer un héritage concret. Celui-ci devra reposer sur des infrastructures sportives de haut niveau et de proximité, le renforcement de la formation et de l’encadrement des talents, mais également le développement d’une véritable économie du sport, capable de générer des emplois, des investissements et de nouvelles richesses.
S’adressant particulièrement à la jeunesse, au cœur de cette ambition, Bassirou Diomaye Faye a tenu à rappeler qu’elle constitue une force et non une charge pour la nation. « Vous ne constituez pas un problème à gérer, vous êtes notre énergie renouvelable », a-t-il lancé, dans un message qui résume sa vision d’une jeunesse considérée comme un acteur central du développement national.
Cette ambition a également été au centre du panel de haut niveau auquel le Chef de l’État a pris part, aux côtés du président de la République islamique de Mauritanie, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, du Prince Albert II de Monaco, de la présidente du CIO, Kirsty Coventry, et du directeur général de la Société financière internationale (SFI), Makhtar Diop.
Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes de financement du sport, la valorisation de l’héritage des grands événements sportifs, l’intégration du sport dans les stratégies nationales de développement et les réponses à apporter aux défis auxquels la jeunesse est confrontée. Autant de questions qui placent le financement et la gouvernance du sport au cœur des politiques publiques.
À l’issue des échanges, le président de la République a assuré que l’État veillerait au suivi effectif des conclusions du Sommet. Une manière de souligner que l’enjeu ne réside pas seulement dans la réussite organisationnelle des JOJ Dakar 2026, mais aussi dans leur capacité à impulser une dynamique durable pour le sport sénégalais et africain.
Le Chef de l’État a enfin donné rendez-vous aux personnalités présentes et au public, le soir même, au stade Abdoulaye Wade, pour la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, un rendez-vous historique qui consacre la première organisation d’un événement olympique sur le continent africain.
Abdou Latif NDIAYE
