À la veille du coup d’envoi des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le président du Comité national olympique et sportif sénégalais (CNOSS), Mamadou Diagna Ndiaye, a adressé un message fort aux athlètes de l’équipe nationale, lors de la cérémonie de remise du drapeau au Palais de la République, ce lundi 26 octobre. Au-delà des médailles, il les a invités à incarner les valeurs de l’olympisme, à faire rayonner la Teranga et à transformer cette expérience en un moment de bonheur partagé.
« Je ne vais pas vous demander seulement de ramener des médailles. Je vais vous demander autre chose, de beaucoup plus grand. Je vous demande de ramener du bonheur. » Cette formule a résumé le message de Mamadou Diagna Ndiaye aux jeunes représentants du Sénégal, appelés à défendre les couleurs nationales lors de cette compétition internationale.
Pour le président du CNOSS, les athlètes ont déjà franchi une étape essentielle par leur engagement, leur persévérance et leur capacité à surmonter les difficultés. Porter le drapeau national constitue, à ses yeux, bien plus qu’un honneur sportif : c’est une responsabilité et une promesse faite à toute une jeunesse.
Insistant sur les valeurs de l’olympisme, il a exhorté les compétiteurs sénégalais à considérer leurs adversaires non comme des ennemis, mais comme des frères partageant les mêmes rêves, les mêmes sacrifices et la même passion du sport. Le respect, la fraternité et l’amitié doivent ainsi accompagner la recherche de la performance.
La Teranga, un héritage à faire rayonner
Au-delà des résultats sportifs, Diagna Ndiaye a invité les athlètes à vivre pleinement cette expérience, à nouer des amitiés avec les jeunes venus d’autres pays et à faire preuve de dignité, quel que soit le résultat obtenu.
Il a également rappelé que les sportifs sénégalais seront les ambassadeurs de l’hospitalité nationale. En tant qu’hôtes des Jeux, ils sont appelés à faire découvrir la Teranga aux délégations étrangères, à travers des gestes simples de solidarité, d’entraide et de bienveillance.
« Le plus beau souvenir que le monde gardera de Dakar 2026, ce ne sera pas un chrono. Ce sera votre gentillesse », a-t-il souligné, mettant ainsi l’accent sur la dimension humaine de cet événement historique pour le Sénégal et le continent africain.
Un plaidoyer pour l’emploi et l’héritage des JOJ
Profitant de cette tribune, le président du CNOSS a également salué l’implication du chef de l’État dans le suivi des infrastructures réalisées pour Dakar 2026. Il a notamment cité le Village olympique, la piscine olympique et le stade Iba Mar Diop, estimant que les visites présidentielles ont contribué à maintenir le rythme des travaux et à respecter les échéances de livraison.
Mais pour Diagna Ndiaye, l’héritage des Jeux ne saurait se limiter aux équipements sportifs. Il doit également se mesurer aux perspectives offertes aux jeunes formés dans le cadre de la Learning Academy de Dakar 2026.
Il a ainsi plaidé pour une meilleure articulation entre la formation, l’emploi, l’entrepreneuriat et le financement, afin que les compétences développées à l’occasion des Jeux puissent profiter durablement au Sénégal.
« Si nous les formons pour les voir partir, nous aurons tout raté », a-t-il averti, appelant à créer les conditions permettant aux jeunes de rester dans leur pays, d’entreprendre, de créer des activités et de transmettre leur savoir-faire.
Dans cette perspective, il a évoqué les partenariats noués avec la Banque mondiale et ses programmes, notamment SIRA, présentés comme des opportunités à saisir pour transformer les compétences acquises en débouchés professionnels.
Faire du sport un levier de développement
Pour le président du CNOSS, Dakar 2026 doit contribuer à faire du sport un véritable instrument de développement économique, social et territorial. La question de l’après-Jeux apparaît ainsi centrale : comment pérenniser les acquis, valoriser l’expertise locale et offrir des perspectives concrètes aux jeunes mobilisés dans l’organisation de l’événement ?
En s’adressant aux athlètes, Diagna Ndiaye a enfin évoqué l’exemple de l’ancien champion sénégalais Amadou Dia Ba, dont la performance olympique demeure, selon lui, une illustration de l’effort, du dépassement de soi et de la dignité.
À la veille de leur entrée en compétition, les jeunes sportifs ont reçu un message mêlant ambition, responsabilité et espoir. « Le Sénégal vous aime déjà. Maintenant, allez le rendre heureux », leur a-t-il lancé.
Un appel à la performance, certes, mais surtout à faire de Dakar 2026 une aventure humaine inoubliable, porteuse de fierté nationale et d’opportunités pour toute une génération.
Abdou Latif NDIAYE
