Tenir une exposition itinérante des œuvres des meilleurs de nos artistes, est à saluer et à poursuivre.
Les artistes devront accompagner cette exposition dans toutes les régions et échanger avec les jeunes et les populations qui, pour nombre d’entre eux, l’art est un lieu des pauvres, des attardés et des fous.
Il est également temps de penser mettre à l’abri ces trésors dans un musée approprié.
De même, il faut aller chercher toutes les œuvres primées lors des éditions des Biennales de Dakar et ce, depuis la 1ère édition de 1992, et les conserver.
L’État est maître d’œuvre de cette mission. Il faudra d’ailleurs penser, pour l’édition de 2028, organiser une exposition rétrospective de l’ensemble des œuvres artistiques primées, payées.
Juste résoudre l’équation de la propriété de l’État : les œuvres primées depuis 1992 et payées au prix requis du concours, reviennent-elles à l’Etat ?
Cette question se pose, puisque certaines œuvres primées et payées, seraient -au conditionnel et à vérifier – entre les
mains de certains artistes primés.
C’est bien à l’État que devrait appartenir les dites œuvres. Le cahier des charges devrait pouvoir l’attester ou non, si ce cahier, bien sûr, existait.
Nos pays sont nos pays. Le destin de l’art y est hypothétique.
La politique a été souvent, sinon toujours, fort inculte face à l’art ! Sauf… sauf… à l’époque dorée d’un certain Sérère qui ne reviendra plus…
Il faut remercier Mme la ministre d’avoir fait le déplacement à Thiès. Qu’elle tienne le rythme pour toutes les régions où cette exposition aura lieu !
On s’en souviendra…
À toi Balla Ndao, l’artiste qui monte, monte, monte, merci et continue surtout, surtout, à travailler encore plus pour d’autres émerveillements.
Puisse la Biennale 2026, nous révéler, plus dans le OFF, s’entend, de nouvelles pépites d’or sénégalaises !
Je suggère à Monsieur le ministre en charge de la Culture, de demander à Monsieur le président de la République et à son Premier ministre, un budget honnête et dédié, pour acquérir, durant la Biennale, par un comité d’experts de critiques d’art, des œuvres qui viendront enrichir notre futur musée de l’art contemporain.
Monsieur le ministre, avec les respects, informez Monsieur le Président de ce musée tant attendu et pour lequel le Président Sall, avait beaucoup, beaucoup fait.
Puisse le Président Diomaye aller l’installer définitivement comme musée d’art contemporain sénégalais ouvert au public national et international !
Ce sont là, des actes qui restent d’un Président quand il ne sera plus là !
On part toujours. Ici ou là, on part toujours. Mais laisser des actes forts, nobles, généreux, difficiles à effacer.
Les ministres s’oublient plus vite que les Présidents. Mais ils peuvent rester dans les mémoires et y occuper des places plus grandes que leur Président.
L’histoire culturelle et artistique le démontre. Chercher et vous trouverez !
Travaillons, travaillons, innovons, aimons-nous, avançons ensemble.
Le Sénégal, celui que nous voulons, n’est pas introuvable. Mais l’art et la culture nous y conduiront plus vite .
Encore bravo Madame la ministre. Poursuivez des poses de telle pierre !
Amadou Lamine Sall
Poète
1er Secrétaire général de la Biennale internationale de Dakar
ce 03 octobre 2026.
