À quelques semaines de la rentrée scolaire, l’École franco-arabe de Ngane Saër, dans la commune de Kaolack, se retrouve au cœur des préoccupations des populations et du personnel éducatif. Avec des infrastructures jugées insuffisantes, l’établissement peine à offrir aux élèves un cadre d’apprentissage répondant aux exigences d’une année scolaire normale.
L’école compte six salles de classe, dont seulement trois sont construites en dur. Les trois autres fonctionnent dans des abris provisoires. Une situation qui fait craindre aux parents et aux enseignants des conditions d’accueil particulièrement difficiles, notamment face aux aléas climatiques et aux exigences de sécurité et de confort.
Un arbre à palabres comme bureau administratif
La précarité ne se limite pas aux salles de classe. L’administration de l’établissement ne dispose pas non plus d’un local dédié. Faute de bureau, un arbre à palabres sert actuellement de cadre aux activités administratives de l’école. Une situation qui traduit l’ampleur des besoins en infrastructures auxquels l’établissement reste confronté.
À cela s’ajoute l’absence de robinet. Pour leurs besoins en eau, les élèves sont contraints de s’approvisionner à partir d’un puits. Une difficulté supplémentaire dans un établissement scolaire appelé à accueillir quotidiennement de nombreux apprenants.
Des sanitaires qui posent également problème
Les conditions sanitaires constituent un autre point de préoccupation. L’établissement ne dispose que de deux toilettes : l’une est réservée au personnel enseignant tandis que la seconde est utilisée par l’ensemble des élèves. L’absence de séparation adéquate au niveau du bloc sanitaire soulève ainsi la question du respect des exigences liées à la séparation des espaces et à la prise en compte du genre dans le milieu scolaire.
Pour les populations de Ngane Saër, cette situation ne peut plus s’inscrire dans la durée. À l’approche de la rentrée, elles lancent un appel aux autorités compétentes, aux collectivités territoriales ainsi qu’aux partenaires de l’éducation pour une prise en charge des besoins prioritaires de l’établissement.
La construction de salles de classe définitives, la réalisation d’un bloc administratif, l’amélioration de l’accès à l’eau et la mise à niveau des installations sanitaires figurent parmi les principales attentes exprimées.
Mouhamed Moustapha Camara Correspondant à Kaolack.
